Déploiement policier ce soir

Publié le par Lucie

J'sais pas si on est prêts :) mais apparemment eux le sont .
Que ceux qui parlent d'une abstention révolutionnaire assument! Mon ptit doigt me dit que ce soir, qui ne sera évidemment pas le grand soir, il y aura des arrêtés (et plus si affinités) et que ce seront les mêmes qu'avant. Que tous les abstentionnistes révolutionnaires propres sur eux (et les autres) se tiennent prêts à défendre concrètement leurs "frères et soeurs de révolte".

La police est sur le pied de garde

A deux jours du second tour de l'élection présidentielle, les policiers s'organisent. Ils comptent quadriller le territoire francilien pour contenir d'éventuels débordements, notamment en cas de victoire de Nicolas Sarkozy. « Un dispositif lourd va être mis en place, car les risques sont réels », avoue le syndicat Synergie Officiers.

Les 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris seront particulièrement observés, tout comme la Seine-Saint-Denis. Sept à dix compagnies de CRS seront mobilisées, ainsi que des gendarmes mobiles, prêts à intervenir « en renfort en cas de besoin », confirme la préfecture de police de Paris. Un hélicoptère doté de moyens de surveillance nocturne sera mis à la disposition de la police, a-t-on appris hier. A la cité des 4 000 de La Courneuve, les CRS sont déjà déployés à grande échelle, selon l'association Africa.

Dimanche soir, les forces de l'ordre se concentreront aussi autour de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'Elysée, mais aussi à Bastille et à République, « lieux de rassemblement politiques », selon Synergie. Elles seront également présentes aux Halles et dans les gares de Lyon et du Nord « pour filtrer » les arrivants de banlieue.

La Seine-Saint-Denis est très observée par les Renseignements Généraux, et des policiers locaux sont « persuadés qu'il y aura des affrontements ». Selon l'un d'entre eux, les soixante voitures brûlées le soir du premier tour dans le Nord-Est parisien n'étaient qu'un « avant-goût ». Du côté des associations, on assure au contraire que le risque est faible, pour éviter de donner des idées aux casseurs.

Publié dans Agir

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alessandro 06/05/2007 16:32

"je pense pas qu'on ait grand chose à gagner"  petit oubli dan la première phrase

alessandro 06/05/2007 16:30

Je pense pas qu'on ait grand chose à s'en prendre maintenant aux abstentionnistes qu'on a failli être, qu'on ait été abstentionniste ou pas, ce qui va compter maintenant, c'est la position qu'on va prendre ce soir, quand ça va péter dans les quartiers.A Lille, Aubry a déjà prévu l'avénement démocratique de notre nouveau dictateur (les chiffres officieux qui circulent à la mairie sont de 5 a 9% de plus pour Sarkozy, l'écart étant trop important) des dispositifs ont déjà été mis en place, "une cellule de crise et d'urgence". Des policiers en congès ont été rappelés, les élus (par quartiers) ont fait appel aux centres sociaux, aux clubs des jeunes, aux médiateurs, aux maisons de quartier, afin d'activer tousles liens possibles avec les jeunes de ces quartiers et leur familles.Le but étant évidemment de convaincre les familles de l'urgence et du péril qu'encourent leurs enfants, que les plus jeunes ne sortent pas.Je suis entré en contact avec le chef d'équipe des médiateurs sur Wazemmes et LilleSud, il m'a confié quant à lui que son objectif (pas celui de ses élus) n'était nullement de bloquer une révolte qui lui semble légitime (il a grandi dan ces quartiers), mais d'empécher les plus jeunes d'entrer dans le conflit, et surtout qu ces derniers ne soient pas pris à parti par les flics dans la rue. Ses ordres sont simples: parler "aux jeunes des quartiers" afin de les dissuader d'agirSa volonté est simple: protéger ceux qui des émeutiers seraient les plus susceptibles de patir de la situation.quoiqu'il en soit, ça c'était anecdotique, la ou on en vient, c'est le positionnement et la marge de manoeuvre qu'on peut avoir.la barricade qui risque fort d'être mise en place ce soir ne fait pas de distinction entre boviste, LCRistes, communistes, et abstentionnistes, que peut on faire?Essayer defaire converger les oppositions, les gens quisont du même côté de la barricade que les quartiers et que nous (je crois)Evidemment, encore une fois, c'est les quartiers et lesémeutiersqui vont s'en prendre plein la gueule...pas nous..Participer aux Emeutes? Si oui, de quelle façon? relaie d'informations, prises de vidéos, de fotos, tenter de sensibiliser les fakeu et autres milieu kon a deja intégré afin de consolider un maximum ces oppositions éparses.l'affichage sauvage (article sur la Ftp ou Dazibao) ou autre type d'actions peuvent être menées, en toute illégalité.la question je crois mérite d'être posée et qu'on y apporteune réponse sincère : pourquoi cautionne t on lesactes des émeutier, pourquoi les encourage t on, presque, et pourquoi nous n\\\'y prenons pas part?Est ce par manque de courage...parce qu'il en fautpour se battre a main nues contre des bioman-robocop armés et enragés.Est ce parce finalement ce systéme nous fait moins violence qu'a eux, notre réaction étant proportionnelle à cette violence.Est ce parce que le type de violence vécu est différent, ce qui entraine une réponse, une opposition de nature différente.Peut on faire en sorte de coordonner ces réponses différentes?Est ce parce que notre situation de petit bourgeois ( ou presque selon nos cas particuliers, certains d'entre nous ne sont issu ni parti de l'élite culturelle, ni de l'élite sociale, ni de l'élite économique, et pourtant un comportement, peut etre pas non plus un habitus, mais une attitude bourgeoise nous est tout de même familière, je parle peut être pour moi, dont le père immigré ouvrier ne lit jamais, pas de livres chez nous, fume comme un toxe, passe son temps devant la télé, et dès kil amasse un pti pécule s'achète une berline diesel...enfin :) , je vai pas raconter toute ma vie) nous confère une situation intermédiaire entre l'intellectuel révolté mais passif et l'émeutier déchainé et actif?Quoiqu'il en soit, il m'apparait évident qu'on a pas le choix, notre réaction sera à la mesure et à lanature de ceque nous sommes, alorsfaudra arréter de tergiverser un moment et prendre les armes que nous on connait, ou celles qu'on pense pouvoir maitriser le mieu,pourfaire face à ce qui va se passer.

Rehan 06/05/2007 15:26

S'il y a un mort, un blessé, ou des comparutions immédiates ce soir, les abstentionnistes auront la conscience tranquille ?