LOI D'AUTONOMIE DES UNIVERSITES

Publié le par D i s s i d e n c e

Loi d’Autonomie des Universités ou loi d’inféodation de l’université à la société marchande ? et alors ?


Le sable des pavés n'a pas la mer à boire
Ça sent la marée calme dans les amphis troublés
Des portes de secours sont ouvertes là-bas
II suffit de pousser un peu plus, rien qu'un geste...

 
Soyons clairs, cette loi n’est pas le point qui doit fixer notre révolte, elle n’est que la conséquence logique du fonctionnement de l’université depuis des décennies. Que celleux qui pleurent sur la privatisation des universités se réveillent de leurs gémissements hypocrites ou au mieux naïfs : le système d’enseignement français a-t-il déjà été autre chose qu’un enseignement du système ? Les facs ont produit en série des petits bourgeois parés des artifices de la culture générale pour décorer leur domination, des étudiant-e-s d’école de commerce avec un « bagage » culturel fourre-tout, allant d’Horkheimer à Habermas, d’Althusser à Marx… sans oublier le cher Bourdieu.


Cette réforme de l’Université, d’adaptation encore accrue du formatage universitaire aux besoins du capitalisme est nécessaire, elle est tout à fait logique dans un système global de marchandisation de la vie quotidienne : connaissance, sexualité, loisirs, travail, rencontres...

 

Nous le proclamons haut et fort : nous n’avons rien d’autre à proposer et ne voulons même pas perdre notre temps dans cette tâche réformiste (que nous laissons aux réactionnaires de l’U.N.E.F. afin qu’ils masquent l’ennui qui suinte de leur « vie » ) car rien d’autre n’est pensable à l’intérieur de ce système.

Vous nous demandez alors d’un air supérieur, les poings sur les hanches comment faire pour que les étudiant-e-s qui sortent de la fac trouvent un emploi ? Nous répondons à vos questions par des questions et mettons les poings sur les cons : pourquoi diable faudrait-il qu’illes trouvent un emploi ?  Et si on voulait vivre ? Nous savons que vous tenez beaucoup au travail (suivi de près par la famille et la patrie), mais que voulez-vous, l’exploitation capitaliste, l’aliénation de l’individu par un travail abrutissant nous ennuie profondément.

Comprendre, il faudrait toujours comprendre et être raisonnables… Nous préférons danser sur vos sens interdits et refuser les pauvretés auxquelles vous voulez nous contraindre pour arracher du bout des dents un petit lambeau de bonheur. Nous mordrons en plein cœur.

 

Ce qui doit surprendre, ce n’est pas tant que la jeunesse soit révoltée, mais que les « adultes » soient si résignés.

Publié dans Penser

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