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Ci-suit une brève contribution au débat sur les élections qui s'annoncent. Elle évalue succintement chacune des options "progressistes" possibles, et conduit au soutien de l'une d'entre elles. Bonne lecture!
Sur le vote socialiste. Bon je pense qu'on est tous d'accord pour dire que merde, voter pour une candidate qui cache son nom pour dissimuler au grand public des racines chrétiennes qu'elle ne renie pourtant pas, qui fait limer son sourire, qui crache sur les homos-sexuels, qui use de la rhétorique de la rupture lorsqu'elle squatte les arcanes du pouvoir depuis vingt-six ans, qui porte l'étendard du féminisme lorsque, de l'aveu meme de l'une des responsables socialistes sur cette question, elle a toujours été absente de toutes les luttes portant sur ce sujet, qui vous sert des raisonnements hallucinants de bêtise sur les profs et les 35 heures, qui fait mine de rien référence à des valeurs telles que l'ordre ou le blairisme (tout en circonvolutions, on lui accordera), qui oublie ses arguments à sa case dès qu'elle débarque sur un plateau télé, qui, selon les dires de Rémi Lenoir (élève de Pierre Bourdieu et ex-prof à l'ENA), aurait choisit son camp comme une girouette sent bien le vent, qui, ultime trouvaille, nous affolle le crane à coup de versets patriotiques... que bon, voter pour Marie-Ségolène Royal, c'est pas dla grosse balle...
On pourrait ajouter qu'à la limite, la critique ne doit pas porter sur la candidate elle-même, mais sur les raisons qui ont poussé 60% de militants socialistes à plébisciter un tel phénomène dès le premier tour. Que le Parti Socialiste est le responsable historique, depuis un quart de siècle, de l'importation de la machinerie financière en France (voir "Parti Socialiste, Socialisme Parti", de Frédéric Lordon, disponible sur son site). De la montée en puissance du discours sécuritaire, depuis le sinistre Chevènement jusqu'à ce brave Montebourg qui, au matin du 01/01/2007, monte au créneau pour dire que, non, désolé, le nombre de voitures incendiées le soir de la Saint-Sylvestre est bien supérieur aux estimations du Ministère de l'Intérieur, alors là bravo, cimer, quelle putain de critique, que la signature du désormais canonisé (en attendant sa possible résurrection) Lionel Jospin est belle et bien présente en bas du traité de Barcelone augurant de la privation des services, que le cabinet du même Jospin comprenait des bizzareries (mais sont-elles si bizarres?) telles que les pontifes de la culture marchandisée (Fnac, Vivendi), ou qu'aujourd'hui nombre de ces anciens collaborateurs appellent publiquement à une alliance avec le centre, que si l'un de ses cadres lâchait par mégarde le mot "anticapitalisme" lors d'une réunion publique, il se verrait sans doute taxé d'un "populisme" insoutenable...Ou que structurellement, et plus simplement, le Parti Socialiste n'est de toute façon capable de rien, car isolé au sein d'une social-démocratie européenne ralliée, dans le moins pire des cas, à la cause blairiste.
Mais là encore, l'accablante réalité ne suffit pas, et le réalisme politique nous impose de replacer cet avilissement structurel dans un cadre temporel plus immédiat, celui des élections présidentielles. Donc, le seul argument soutenable -puisque ce ne sont ni sa candidate, ni ses perspectives, à court (sur le "programme", voir
www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3818) comme à long terme- du Parti Socialiste, le voilà, c'est le dit "vote utile". On dit: ben c'est facile de bouffer du Jean-Marie, encore faudrait-il être cohérent avec soi-même, et traduire cette hostilité de façon concrète, c'est-à-dire dans les urnes. Et préserver ainsi ses chances de voter pour quelqu'une qui sera un peu moins insupportable avec les sans-papiers.
Le problème de cette approche est qu'elle réduit l'extrême-droite à une menace conjoncturelle. On boite jusqu'aux urninoires en 2007, et une fois Le Pen à la morgue, on redevient des fous. Ben moi je suis pas du tout sur que le phénomène extrême-droite soit réductible à la ventripotence de Mr. Le Pen, et qu'il s'évaporera en meme temps que son principal représentant. Je crois qu'il faut être un peu plus courageux et interroger les causes profondes de la montée en puissance (d'ailleurs toute relative, puisque c'est principalement le nombre de votants qui baisse davantage que celui du FN qui augmente) de l'extrême-doite; lorsqu'on l'aura fait et qu'on aura constaté le divorce entériné entre pauvres et partis de gauche, l'augmentation continue de l'abstention et le discrédit croissant qui frappe l'ensemble de la classe dirigeante, alors peut-être pourra-t-on se demander ce que donnera, à terme et concrètement, une caution supplémentaire à la logique d'alternance, à savoir son consentement à la normalisation du bipartisme, et la réduction de la politique à sa plus crasse définition -une course pour le pouvoir. Ou pour le dire simplement: le "vote utile" à long terme ne résout rien. Si Royal passe tranquillou, la menace restera latente, tapie derrière les sourires crispés du "Jusqu'ici tout va bien". Et attendra, dans le moins pire des cas, son prochain professionnel de la politique un tant soit peu charismatique. A court terme, évidemment, et ça personne ne le niera, il faudra certes serrer les fesses, et rendre grâce à Chevènement pour être resté sage; mais je le dis sans détours ni ambiguités: une rénovation radicale de la politique passe par le massacre sciemment planifié du Parti Socialiste, et cela passe par des phases de tensions qui ne doivent en aucun cas servir de programme électoral aux partis de gouvernements. Une rénovation radicale de la politique mérite, comme le diront d'autres, de mettre du coeur à l'outrage.
Reste la gauche plus ou moins radicale. Perso, j'avais un temps pensé que l'avenir s'articulait autour de quelques cendres (celles qui consentent à ne plus collaborer avec le PS, celles qui parlent un peu des banlieues, qui assument clairement leur aggiornamento thorezien et marchaisien etc.) du Parti Communiste Français. L'assassinat qu'il vient de perpétrer vient porter un démenti assez cinglant à cette petite chimère. Encore une fois, et pour ceux qui n'ont pas suivi l'affaire de trop près, le PCF s'est servi de l'élan unitaire né du Non à la Constitution pour tenter de relancer son hégémonie, de manière paradoxale d'ailleurs puisqu'elle acceptait de fait, et en secret, la satellisation autour du Parti Socialiste. Il a dit: "Faisons taire nos divergences, cause commune, et ainsi donnons-nous les chances de redessiner durablement l'échiquier politique. Nous sommes d'accord sur le fond -ce qui, au passage, prête déjà à débat- et, le système électoral de la Vème étant une bonne grosse blague, mettons-nous rapidement d'accord sur la forme en formulant un mode de désignation du ou de la candidate pacifié et réfléchi et blablabla, c'est-à-dire tenant compte à la fois de la sensibilité des militants de base et soucieuse de tenir compte du regard porté par l'électorat extérieur". Belles palabres. Mais il a fait: "Le représentant de ce mouvement pluriel ne peut qu'être la patronne du PCF". Et BAAAM, les bonnes vielles crispations identitaires qui s'étalent sans pudeur. Et ben qu'il crève, le PCF. Certain disent encore qu'il faudra savoir faire taire sa rancoeur, et chercher à "tirer la corde à gauche" en daignant encore lui accorder son suffrage. Mais il faut être cohérent: outre que ce serait répondre avec zèle à la stratégie orchestrée par les boulets rouges, on ne peut pas dire d'un côté que le PS mérite d'être sanctionné pour ses conneries, et ce en dépit des dangers que ça représente concrètement, tout en soutenant de l'autre que le PC ne mérite pas de l'être pour les siennes.
Sans pitié non plus pour la LCR, coupable de la même erreur historique; à sa décharge malgré tout, la connaissance ou l'intuition des plans secrets tirés par le PC (pulsions hégémoniques et maintien de liaisons dangereuses avec le PS), qui l'ont conduit à se maintenir en dehors de la dynamique - le meilleur fauteuil pour assister à sa désintégration, aucun doute. Mais le problème est plus profond, et tient dans la relation à nouer avec le pouvoir. La LCR ne veut pas gérer l'appareil capitaliste. Moi non plus, en revanche j'estime que pour le transformer, on ne peut pas s'en remettre à l'activisme de syndicats à bout de souffles, et aux vertus de la micropolitique. Il faut donc aller au-delà du "Il y a un endettement public français? Et bien annullons-le". C'est à se demander s'ils veulent vraiment changer les choses.
Reste deux options: l'abstention, et Bové. La première a le mérite de continuer à mettre en crise, ou du moins à traduire celle-ci statistiquement, le système politique français, mais enferme ses partisans dans le pur spectacle des errements des gouvernants, ce qui est très problématique; c'est la même argumentation que pour le vote LCR: si on veut éviter d'aller "déchéances en échéances" pour aller d'échéances en dissidences, il faut miner le système politique français depuis l'intérieur. C'est là que le vote Bové trouve un tant soit peu sa cohérence. Le personnage n'est pas louable; sa subite volonté, en dépit de ses récurrentes déclarations par le passé, de "parvenir aux responsabilités", son rôle obscur dans l'effritement de la dynamique unitaire, ainsi que son faux adieu gaullien ne sont pas pour plaider en faveur de son intégrité. Il est censé porter les restes de la dynamique collective et ce con, tout ce qu'il trouve à faire, c'est de sortir un bouquin avec un titre au singulier, sans doute écrit par un autre que lui, et en cela conforme à la grammaire minable à laquelle recourent l'ensemble des candidats complaisants.
Mais il représente l'opportunité la plus crédible de rénover le champ politique, d'abord au niveau de la pratique (cf. politique par le bas au travers des "collectifs", et plus généralement l'immersion prolongée dans le militantisme de base, réhabilitation de la désobéissance civile etc.), ensuite au niveau de son approche des problèmes: critique radicale du fonctionnement de l'Ue, reconnaissance du sujet éminemment politique que représente, et ce en dépit de l'amnésie historique de la gauche traditionnelle, le dit "jeune des quartiers", rupture avec une approche gestionnaire de l'immigration, réhabilitation de l'impôt, remise au goût du jour de questions qu'il faudra bien un jour poser, telles que la ré-indexation des prix sur les salaires, etc. Alors bien sur, objections légitimes sur le programme (qui est celui élaboré dans le cadre des collectifs), quant à son coût et ses contradictions flagrantes avec les textes internationaux. La première évidence, c'est que si on essaye pas, ben c'est sur qu'on y arrivera pas. La seconde, c'est qu'à force d'invoquer les contraintes on finit par les cautionner, et cosi via... Si bien que plus on aménage le système, plus il y a de choses à aménager, et donc plus ce sera tendu. Il faut donc savoir sortir de l'avalanche avant qu'elle éclate. D'ailleurs le critère des contraintes n'est pas toujours pertinent, puisque je me demande bien ce qui les retient ces cons (heuh...les socialistes) d'abroger les lois Perben. Donc voilà, le vote Bové comme source de contestations intègres et de conflits fertiles.
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Réaction de Rehan :
Ok pour la condamnation de Royal, et plus largement du PS, n’épiloguons pas là-dessus, sauf si certains ne sont pas d’accord, dans ce cas faudra de la patience pour leur expliquer….
Ok sur l’idée que le vote FN a des causes structurelles qu’il ne faut pas se cacher. Par contre je ne comprends pas pourquoi tu réduis le vote utile Royal à l’anti-FN ? Pour toi c’est vote Royal, pour éviter un Sarko-LePen (> LP) et un remake de 2002 ? Je pense, mais certains ne sont pas d’accord que Sarko-LP c’est pas trop possible car ils chassent sur les mêmes terres. J’ose espérer que Nico a réussi à ratisser sur le FN. Mais s’ils s’avèrent qu’il y a assez de malades dans ce pays pour mettre les deux en Faf à Faf, alors est-ce vraiment un pb pour nous ? Doit-on lutter contre un scénario Sarko-LP ? That is A question. Vu ma réflexion sur 2002, moi je serais pas contre ce genre d’événement très rigolo, parce que j’adorerais voir la gauche écartelée. Le PS voterait Sarko ?!!! Et la Ligue trahirait son incohérence avec 2002 (car son vote de 2002 a mis Sarko à l’Intérieur !) Bref le ridicule exploserait, ce serait un grand n’importe quoi, et notre appel au boycott électoral prendrait du sens, serait repris par les mêmes qui me lynchaient en 2002. Des fois je me demande même si ce serait pas marrant de voter Le Pen rien que pour voir le bordel général que ça foutrait. Enfin bordel… Sarko serait élu. Mais dans de sacrées conditions, et les idées anar prendraient du vent en poupe. Tout serait radicalisé, personne ne pourrait voter Sarko et se dire vraiment de gauche. Bref, le spectacle politique qui séduit encore la gauche, serait mis à mal. Pour la droite pas de pb, eux ils votent toujours. En tout cas moi si c’est sarko-LP j’ouvre le champagne, sérieux. Sarko élu avec 60% d’abstention ce serait sympa nan ? Je suis tellement distant ac le jeu électoral que l’idée de voter LP pour créer ça ne me dégoute pas du tout, certainement pas plus que voter Royal, et voter tout court. Alors les morales « mais tu peux qd même pas voter lepen ??? » je m’en tape. C’est de l’idéologie pure. Si un LP-Sarko est possible, alors c’est bon pour nous, je pense, car ça crée de la tension, des problèmes politiques graves. Mais je ne crois pas que ce soit possible d’avoir les deux (c’est les mêmes) donc je ne voterai pas Le Pen. Mais le vote LP était une des alternatives assez sérieuses pour moi. C’est déjà tellement con de se poser ces questions sur le vote, qu’il n’y a aucune raison, sinon moralisantes et idéologiques, de ne pas se les poser toutes.
Je trouve que tu évacues un peu vite le vote Royal. Ya d’autres raisons pour voter Royal. D’abord éviter un Sarko élu dès le premier tour, aussi improbable qu’un Sarko LePen, donc pas recevable.
Ensuite pour éviter un Sarko-Bayrou, ça c’est déjà plus compliqué. En fait, pour résoudre la question du vote utile, il faut poser la question du second tour dès le premier : en cas de Sarko-Royal, tu votes Royal ? Admettons que oui (moi oui). En cas de Sarko-Bayrou tu votes Bayrou ? Si NON alors il faut voter Royal dès le premier tour, vu que Bérou a qqes chance d’être là au deuxième et qu’on veut barrer la route à Nico ? Tu me suis ? Dans quelle mesure veut-on barrer la route à sarko ? Pas dans la mesure d’un sarko-LP, faut pas déconner, mais Sarko-Royal, oui. Or, pour moi la différence entre Royal et Bérou existe, mais elle est minime. Et ce qui compte c’est que Bérou n’est pas sarkosiste, pas plus que Royal. Alors ? Je pense que le PS est vraiment à droite, et que Bayrou est vraiment… rien. Biensûr il était pour le CPE, mais si le PS avait pu il l’aurait fait lui-même le CPE, on le sait tous !
Pour moi ya des questions de stratégie à moyen terme que tu n’abordes pas. D’un côté, on sait que si le PS est au pouvoir, on aura bcp de mal à mobiliser, et il n’y aura aucun mvt social, comme d’hab, atonie. Mais le bon côté c’est que si les soces sont au pouv, ils vont montrer leur inefficacité, et ça les grillera à jamais (je l’espère) et peut-être faut-il se les taper encore 5 ans pour qu’il en soit fini avec leur aura de gauche. Du coup 5 ans après, Sarko passerait, nous on fait 15 % dans l’unité, pendant 5 ans Sarko révolte tout le monde, et après ça joue sérieux. Je tire des plans sur la comète mais puisqu’on parle élections… Si Sarko passe aujourd’hui, on va pas pouvoir se mobiliser parce qu’il va réprimer et qu’on n’est pas encore assez organisés. Si Bayrou passe, là c’est tout bénef. On a un ennemi clair (contre le PS on mobilise moins), et facile à abattre car il est bidon, pas assis sur de sérieux appuis. La droite, qui formerait son gvt, pourrait s’en désolidariser (autour de sarko) et ce serait bien la merde. Par contre le PS ferait toujours mine de gauche, et ça repousse la question de son éradication. C’est pour ça que je réfute le vote Bayrou, par lequel j’étais très sérieusement tenté (c’était tout bon : on barre Sarko, et on garde un ennemi de droite pour créer de la tension, ce qui évite de se taper l’aura du PS qui ferait la même politique de toute façon, mais mollement).
Maintenant, jme dis que si Sarko passe, c’est la merde tout de suite, et ptet trop tôt. Parce que lui il va pas plaisanter ac les collectifs, etc, et il va mettre RESF hors la loi, et on est trop faibles pour résister contre son muselage. En plus c’est deux fois la merde, parce que les soces vont avoir le beau rôle à côté et vont continuer à nous casser les couilles comme en ce moment, en se posant comme alternative. Nan, c’est sûr que Sarko c’est pas bon du tout là, et que foutre Royal aux affaires, c’est pas si mal. Du coup, si notre stratégie c’est barrer Sarko ce coup là, pour l’affronter dans 5 ans, quand on aura tué le PS, alors il faut voter Royal, dès le premier tour, pour éviter tout risque tels que Sarko-LP ou Sarko-Bérou (qui n’est pas si avantageux, en fait).
Pour moi la question du vote Royal se pose donc encore dès le premier tour.
Sur le PC, son histoire me fait vomir, comme certains de ses membres connus, et il est bien trop à droite pour moi. C’est un parti qui est pour le productivisme industriel, et qui garde la main tendue vers le PS, car c’est désormais sa seule façon d’exister. Il faut achever le PC. D’ailleurs, je n’en parle plus qu’au passé. Le PC a passé. N’en parlons plus jamais, ça énerve tout le monde. Mais attention, je fais une bise aux militants de base, qui ne peuvent que pleurer (sérieusement) devant la décomposition de la charogne. Je leur fait donc une bise chaleureuse pour les réconforter (sisi, je serais prêt à le faire en vrai) et leur propose de faire ensemble du nouveau. Tournons cette page usée, on ne s’en portera que mieux à gauche pour travailler ensemble.
Donc le PC, c’est mort (j’essaie la parole performative…).
La Ligue.
Là, ça se complique. Moi j’suis contre la ligue parce que j’suis contre les partis. Je vois vraiment pas à quoi ça sert un parti, encore moins qd le parti en question refuse toute « responsabilité politique », toute gestion du pouvoir. Si encore c’était faire un parti pour intervenir au niveau local dans les conseils... Et encore je préfère les collectifs (> Les motivés de Toulouse, ont fait plus que la Ligue n’a jamais fait en 40 ans, alors faites pas chier avec vos autocollants LCR !). Je rappelle que la LCR fait partie de la 4e Internationnale. Nan mais c'est quoi cet archaïsme ?! Amis de la Ligue, pensez-vous que la luttre contre le capitalisme se fera dans la 4e Internationale ? Bon. Alors pourquoi entretenir cette mythologie moisie ? J'ai encore trouvé sur un tract de la Ligue une faucille et un marteau. Au meeting de Besancenot à Lille, les paroles de l'Internationale étaient distribuées à l'entrée, et on trouvait plusieurs livres de Trotsky sur la table de presse. Vous nous cassez les couilles ac ce folklore. C'est totalement inutile et ça ridiculise la Ligue. C'est pittoyable que l'appareil n'aie toujours pas entendu les critiques des libertaires, c'est un signe évident de connerie sclérosante. Dramatique de voir des JCR de 16 ans ac leur faucille et leur marteau sur leur tract. Quelle régression mentale et politique par rapport au 22 mars 68. Ca fait 40 ans qu'on leur dit d'arrêter ac les mythologies trotskistes à la con. Pensez-vous que faire apprendre par coeur l'Internationale aux jeunes que nous sommes nous aidera à lutter contre la domination ? Alors arrêtez de gaspiller de l'énergie, de l'argent et du papier avec ce folkore sclérosant. En quelle langue il faut vous dire d'arrêter de débouler sur les marchés ou dans les facs ac des brochures sur la 4e Internationale. Le sigle LCR veut déjà tout dire sur la sclérose. La résistance anti-libérale ne se fera jamais à l’intérieur d’un parti, car elle se fera avec les jeunes, et les jeunes et les partis, ça fait 4. Les jeunes (anticapitalistes j’entends) sont anti-orga hiérarchiques, ils sont devenus libertaires, sachez-le. Ils ne colleront pas d’affiche avec une tête dessus. Et pourtant ils ont su lancer un gd mvt ya pas longtps, et pourtant ils se battent contre les G8, etc. Bref, j’suis d’accord avec l’essentiel des militants de la Ligue, mais arrêtez avec l’idée de Parti. LO c’est quoi ? Quel est le but de LO ? Que le changement se fasse dans LO ? Restons sérieux… Bon alors ! Je réclame la dissolution de la LCR et de LO, pour qu’on puisse vraiment construire une dynamique en dehors des partis, un halo non quantifiable d’anti-capitalistes, prêts à faire des choses ensemble. Faut faire des collectifs organisés, mais ponctuels, pas des partis. (Je dévie un peu mais pas trop, c’est pour expliquer la suite.) Donc je suis d’abord contre la Ligue Communiste Révolutionnaire, parce que c’est un parti, et je trouve la notion de parti anachronique. Elle l’était déjà en 68, alors aujourd’hui… (je rappelle à tous les trosts, maos et coco de l’époque que 68, la plus grande grève de notre histoire, ne l’oublions pas, a été lancé par des « inorganisés », par le mouvement du 22 mars à Nanterre, pluriel, ponctuel, et essentiellement libertaire-situ. Les autres ont suivi, comme d’hab. Les grèves de LIP, idem.) Bref, les Partis politiques sont toujours des masses inertes qu’il faut trainer. Nous jeunes, n’en voulons plus des Partis. Je sais que la Ligue c’est pas stalinien, je sais que c’est divers, dynamique, horizontal etc. Mais même, ça reste un parti politique, avec ses autocollants LCR, son système pyramidal et à vocation à massifier. Nous on veut des collectifs de résistance, en réseau, diffus, on sait pas trop qui en fait partie, mais ils sont bien organisés et présents. Aujourd’hui l’action politique, c’est RESF, DAL, etc. pas LCR. Le fait que des militants de la Ligue participent à ces assos, c’est bien la preuve que militer dans un parti ne suffit pas, et ne sert pas à grand-chose, si ce n’est faire 3%. Moi je voudrais qu’on m’explique en quoi imprimer des autocollants ac dessus un sigle LCR, c’est faire avancer la résistance contre le capitalisme. Je vois pas le lien entre se battre pour que les gens votent et entrent dans ce parti (ce qui est un peu vain, convenons-en ensemble, amis militants de la Ligue) et la résistance effective. Rien que les collectifs d’actions anti-pub ont déjà beaucoup plus d’effet ! Enfin ça doit être une question d’époque…
Donc la ligue m’ennuie en tant que parti. Je reste poli parce qu’il ne faut pas blesser les militants (je suis sérieux). En plus, j’accuse la Ligue de pas-clairisme sur la question du productivisme, de flirter avec une forme d’islamophobie (on a vu des ligards se braquer bêtement contre des gamines voilées) et surtout de collaborer au cirque électoral. Besancenot est très utile au champ politique, il est décors à gauche sur les plateaux de télé. Qu’il y a aille pourquoi pas, mais alors qu’il dénonce le spectacle ! Ya déjà Arlette qui nous fait le couplet sur les actionnaires, pourquoi le répéter ? Moi je trouverais ça beau qu’il dise sur un plateau :
« Bon écoutez madame la journaliste qui gagne trois smic par heure, je vois bien que vous me poser des questions débiles pour vous foutre de moi (« Si vous augmentez l’impôt, les patrons vont partir ! »), que mes idées (présentées à l’instant par ma camarade Arlette) ne peuvent pas passer sur vos plateaux, alors je vous invite vous, télescpectateurs (regard caméra) à venir discuter avec nous, militants, et pas seulement moi-même, sur les marchés, dans la rue, etc. »
Il faut mettre à distance ces saloperies de médias ! (Par exemple en pratriquant des mises en abîmes critques.) Pourquoi il rit à leurs blagues dans les Talk shows ? Pourquoi il y a des photos de Besancenot en train de signer des autographes sur le site du Monde? Pourquoi ya sa belle petite tête de piaf révolutionnaire minion gentil à côté de celle Sarko sur les panneaux de pub ? Comment de telles associations sont possibles ? Arretez de faire comme si c’est évident, merde c’est grave ça ! Et après j’entends les militants de la Ligue gueuler contre la « personnalisation de la politique… » Besancenot est un people, et il ne faire rien contre. Il fait parti du show, il est dans la politic-accademy avec les autres bouffons, sans dire en direct qu’il est contre tout ça. Pour moi qui pense que les formes sont primordiales, le pas entre compromis et compromission et trop souvent franchi, avec les dédicasses, les affiches, les briquets, les meetings spectaculaires, etc. Ca prouve qu’ils ignorent les analyses situ, et c’est de l’ignorance crasse.
Tout ça pour dire que, en négatif, Bové me déplait un peu moins. Attention, c’est un opportuniste, prêt aussi à se prostituer pour les médias (ptet même ac plus de plaisir que Besancenot), menteur qd il a dit ce soir « Si les collectifs m’ont désigné… ». Il fait comme Buffet sur ce coup, ils se font passer pour LA personne des anti-libéraux. Mon cul. Bref, il est chiant avec son ego manipulateur. Par contre il a des attouts que les autres n’ont pas. D’abord il est décroissant, et en tant que paysan, il suggère concrètement un refus de la société de consummation. Sa lutte dès l’origine de la société industrielle, est louable, surtout qd tout le monde hurle que « qd même, MacDo, c’est du boulot ». Ensuite il a été en taule. Ça c’est bon. Action directe, refus immédiat des lois bourgeoises. Bref, c’est bien l’héritier du Mai 68 libertaire, et le Larzac reste une belle réussite, c’est pas du passif comme au PC, ou du rien comme à la Ligue. Il est dans l’illégalité et se prend la répression. (A la Ligue, ils n’ont pas senti une matraque depuis longtps, c’est pas bon du tout). Il est donc de fait avec les quartiers populaires contre la répression.
Bové est un émeutier.
Ensuite son meeting à Lyon était un des moins pires. Ça commençait pourtant mal avec son arrivée napoléonienne (saleté d’égo) sous les flashs, avec sa cour des suivants. J’ai eu peur en voyant ça. Mais après il n’a pas bronché. Il est resté discret pendant le meeting et a laissé parler des assos, ce qui est rare. C’était un meeting simple, pas une grand messe. Une femme voilée est venue témoigner de ses problèmes, des jeunes rappeurs du quartier ont faits qqes morceaux. Ça a révulsé les gauchistes traditionnels. Moi je jubilais devant leurs hauts le cœur contre « l’islamisation de la politique » et « cette musique de sauvage, incompréhensible, en plus ». Burk. Hi hi.
C’est bien ça déride ces cons là. Et surtout c’est pas un parti, c’est bien une dynamique collective, même si c’est mister ego qui l’incarne un peu artificiellement, c’est qd même très divers, et un peu nouveau. Ça ouvre sur l’avenir au moins.
Donc Bové c’est bien le moins pire, je suis d’accord avec toi.
L’abstention ? Bah ce coup là je le ressens pas. J’pense que voter Bové ça n’a rien de trop critiquable, alors pourquoi ne pas se donner un peu de visibilité, même si c’est dans ce cirque là. J’veux bien donner de l’espoir à cette dynamique naissante. Y qd même des collectifs qui se défonçent avec lui, jme vois pas rester insensible à l’énergie qu’ils dépensent. Par contre l’abstention m’intéresse toujours pour le second tour, en cas de Sarko-LP. Et surtout après avoir tant fait de plans à la con (c’est vraiment chiant de perdre son tps à ça qd même), jme dis que merde, ça ne nous regarde pas après tout. On prendra l’oppresseur qu’ils nous auront désigné de toute façon, et on se débrouillera pour résister, comme toujours. C’est des conneries à eux tout ça, et ils veulent qu’on s’y intéressent, qu’on tergiblog là-dessus, mais merde, ce sera pareil on le sait, passons notre tps à agir et à nous organiser !
Mais bon, c’est une fois tous les 5 ans, c’est vraiment pas important. En fait, le vote, c’est tellement pas important, qu’on peut voter, nan ?
Le choix se limite donc à Royal ou Bové. Pour l’instant je pense que Bové est le meilleur coup à jouer sur cet échiquier pourri. Parce que c’est quasi sûr qu’on aura la chance de voter Royal au deuxième tour (mais plus rien n’est sûr depuis 2002 ?). Là je me fis au sondage, et jme dis que Ség n’a pas besoin de moi au premier tour. Et puis si c’est Sarko-Bérou, je voterais Bérou. Sans regrets de n’avoir pas fait mon possible pour que Royal soit au deuxième round, et ce sera freestyle droite ac Bérou président et assemblée UMP.
Par contre si vous faites la fine bouche en cas de Sarko-Bérou, alors je pense que vous devez poser la question du vote Royal dès le premier tour. Ce ne serait pas cohérent de boycotter le second tour, sans avoir voté pour Royal au premier ! (sauf si c’est Sarko-LP, mais là champagne…)
Moralité : Je voterais Bové, parce que je suis prêt à voter Bérou.
Ma question existentielle est donc de mesurer la différence entre Bérou et Royal, qui me semble vraiment pas assez grande pour que je vote socialiste dès le premier tour.
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peut être que... (Par Alessandro)
Maintenant que les échanges semblent devenus à nouveau pacifistes, je me risque non pas à une analyse, car je pense qu’on en lit tous déjà trop, et que celles figurant sur ce blog me semble assez pertinentes, mais plutôt à une confidence sur mes préoccupations.
Bien sûr, on l’a déjà beaucoup rappeler, que ce soit en disant « la politique est autre chose que sont objet », en reconnaissant la futilité faussement démocratique de ce vote, la résistance que cherche à opposer dissidence aux enjeux de dominations sociales ou à l’effritement, l’érosion, la perte de profondeur des rapports sociaux et humains qui lient les personnes d’un même environnement, ne se traduit pas par un vote pour tel ou tel candidat.
A ce titre, je suis d’accord avec Rehan, il est nécessaire, afin de poursuivre au quotidien cette résistance, que ce soit en écrivant quelques conneries qui ne sont lues par presque personne, ou en activant autour de nous du lien social, ou plutôt en perturbant et en ébralant nos divers liens sociaux. Quoiqu’il en soit, je pense que cette lutte se fera beaucoup plus difficilement avec sarko à la tête de la dictature républicaine française, laquelle lui donnera largement les moyens de poursuivre sa lutte d’uniformisation et de conformation des relations sociales et humaines en mettant en place des structures neutralisantes de toute subversion.
Oh bien sûr, je ne cris pas au grand méchant loup et garde à l’esprit que l’action de ce pervers narcissique resterait relative, et ne serait effective que sur une partie des gens (plus ou moins grosse…peut être plus grosse que moins kan même).
Je tiens à être clair tout de même, il ne me semble pas que sarko soit ce gros méchant qui va guider ses moutons paitre dans les prairies poluées du libéralisme, mais juste qu’il est le symptôme le plus flagrant ou le plus apparent d’importantes dérives qui existe dans la société (pas seulement française), autrement dit, c'est parce qu'il y a des sarkozistes kil ya sarko. La preuve en est justement que comme tous ces connards en costars, il est capable de changer d’avis à la moindre hésitation de l’opinion. Il est donc nécessaire d’empêcher cette « opinion » de concrétiser ses conneries, car on rentrerait (et on est déjà) dans un jeu d’inter influences entre les conviction de sarko et cette opinion publique
Tous ça pour dire, je pense que si tous les candidats sont adversaires de la résistance à laquelle tend dissidence, celui-ci lui est nuisible et la met dangereusement en péril (moyens de diffusion mais également perception du message)
Donc oui, je suis prêt pour ces raisons à voter bérou ou royal au second tour, pour qu’on puisse encore avoir les moyens de lutter.
Cependant, je rejoins gauthier sur le dégoût profond que m’inspire chacun des candidats, chacune des campagnes, chaque jour compte un nouveau florilège de conneries qui me rendent de plus en plus impossible le vote au premier tour…
Tous, pour ne prendre que cet exemple, ont succombé aux délires publicitaires lancer par lepen. Je parle là des affiches de campagnes, une fois de plus, on peut vérifier que la concurrence (parce qu’il ne s’agit pas là d’un débat, qu’on soit d’accord, mais bien d’une concurrence entre différents produits éléctoraux) ne stimule pas la diversité, mais qu’au contraire, elle conduit à une homogénéisation du milieu dans lequel elle devient la loi structurante. Ainsi, tous les candidats (sauf peut être chivardi, mais lui….bon…) ont fait une affiche avec leur portrait et quelque personnes floutées dont on peut tout de même distinguer certaines caractéristiques…de même que la publicité vise certain consommateur en mettant en scène ou à l’écran un type de personne particulier (ménagère, jeune, etc…) ces candidats ont tenter vainement de représenter les français afin d’appâter le consommateur électoral…quel bande de con…ils ont donc procédé comme la pub, représentation = sélection, parce que de fait, une affiche est bien trop petite pour représenter tout le monde, on cherche alors à mettre en évidence une pseudo mixité sociale et culturelle (ou plus précisément ni l’une ni l’autre mais juste une mixité de pigmentation de la peau…) qui passe par une sélection d’échantillons représentatifs du peuple défendus…
Je ne m’attarde pas sur ce point, puisque nous avions déjà convenu de la connerie de tous les candidats sans exceptions…
Alors voila, je pense qu’il est nécessaire, évidemment, de se poser la question de l’abstention, mais surtout que cette question doit être posée pour les deux tours…gauthier semble préconiser une abstention totale, cette pureté que vous avez tous les deux quelque peu railler, et raf et rehan semble proposer un vote à chaque tour…
Ma démarche est peut être incohérente (et j'attends juste que vous me le fassiez remarquer pour, si j'en conviens avec vous, rayer ces quelques lignes tout de suite), seulement, je ne vois pas en quoi voter au premier tour serait d’une quelconque utilité, je suis plus amené comme gauthier à penser cette compromission avec ces positions, que ce soit celle du parti de la IVe internationale au relant de groupuscules trotskistes (LCR) ou celle du bové, qui il est vrai pratique la désobéissance civile (théorisée par Henry Thoreau je crois…en tout cas y a des idées sympas, pas que, mais y en a), l’illégalité (mais la ligue aussi je crois, bezan était présent lors de quelques dévastations de champs OGM), le fait de ne pas être un partit etc…
Je ne crois pas que bové soit dissident (contrairement à raf, je pense qu’il est important que ce concept de dissidence soit toujours redéfinit et interroger, afin justement d’en faire non pas un principe ou une idée fixe, mais bien une dynamique, je n’interroge donc pas ce que pense M. dissidence, qui agirait sur ma penser comme un Big Brother, mais je questionne un concept, je le malmène, je le bouscule), alors oui, si l’on ne veut pas sombrer dans le manichéisme, on peut dire qu’il est plus dissident que lepen (quoique :) )…mais je ne sais pas si ça me suffit. Rehan parle de visibilité, je suis mauvais moi en "politique", je ne comprends pas vraiment, si tu pouvais développer plus ( en aparte si ça fait chier ceux qui comprennent).
Enfin, rassurez vous, ce ne sont pas là des préoccupation qui occupent mes journées et bouleversent mes nuits, seulement, contrairement à gauthier (il me semble) je ne pense pas qu’il faille ne-pas-réfléchir aux élections parce que c’est de la merde, d’autant plus que ça se fait passer pour la liberté, mais je crois que même si son rôle est infime et minime, une petite réflexion, que ce soit en lisant un article aux chiottes ou en discutant dans une bagnole en écoutant de la musique trop forte, ou encore en prenant quelques minutes pour écrire sur ce blog, ce n’est pas non plus s’immerger dans ce réseau de valeurs « démocratiques et républicaines ».
Après si par là gauthier voulait secouer le cocotier par peur de nous voir nous endormir la dessus et nous rappeler qu’il y a et des choses plus importantes et plus intéressantes à réfléchir, interroger, ébranler et penser, on convient tous qu’il a sur ce point entièrement raison. Je me désespère d’ailleurs de voir que la rubrique « rire » de ce blog ne prenne pas de volume, mais également celle de lire, qui je crois devrait être la plus abondamment approvisionner…alors que la rubrique penser grossit à vu d’œil…cette rubrique penser est peut être la marque d’un discours se constituant et de vos productions croissantes, cependant, dissidence se proposait de participer à une prise de conscience (non à une prise de pouvoir), qui je crois passe par la perturbation de la relation conventionnelle que ce soit de la relation sociale et humaine, ou encore la relation à l’objet de connaissance, la relation entre soi et le monde ou entre un soi et un autre soi…Je peux alors me tromper sur les intentions de gauthier, mais il me semble qu’il enregistre à tort ou a raison, un déplacement du centre de gravité de l’activité dissidente.
Personnellement je ne vois pas ça comme une contradiction ou une perversion, mais juste comme un effet d’optique, auquel il nous faut tout de même faire attention.
Sur ce, je ne préconiserais pour ma part qu’une conduite :
Que les décidants décident et que les dissidents dissident ! :)
Ok sur le fait qu'il faut rester distant ac ces conneries, je comprends le rejet global qui se dégage de ton message (même si je ne comprends pas trop son fondement). Ok aussi sur l'idée qu'il faut faire attention à son ego. Ok aussi sur les contradictions, mais il y en aura toujours, l'enjeu est de les gérer, pas de vouloir être pur.
C'est qui Naipaul ?
" Le "vote Bové" (est-ce autre chose ? Non, entendez-le!) est un simulacre qui fait espérer encore que la morale est viable."
alors là... de quoi la morale? j'comprends rien. Si par morale tu entends la lutte contre la domination, alors oui c'est encore viable, c'est même presque ce qu'il nous reste pour tenir debout.
"Simulacre qu'est le changement, simulacre qu'est la crise."
Alors là... pareil ?!
En quoi le vote bové est-il "destructeur" ? qui ferait-il souffrir ? Tu attaques quoi? son programme? Le fait qu'il veuille redonner à la collectivité 1 dixième des bénéfices du CAC40 ? c'est ce type d'idée concrète que tu dénonces? Où le fait qu' on vote Bové pour donner un peu de visibilité à notre résistance ?
"Ne considérez pas l'égo dont vous parlez comme une faiblesse."
Quel est le lien ac les arguments avancés dans les deux textes qui précèdent? Pourquoi tu discute pas, par exemple, sur l'idée qu'on peut, par ce vote, soutenir les collectifs comme RESF ou DAL, qui sont dans la dynamique Bové?
"La politique est autre chose que son objet."
Dandy de la langue ! Nan mais c'est quoi ces quoi ces phrases à l'abscons ! Arrête un peu ton délire d'essayiste poétique mec. On est ptet cons qd on parle d'élections, jte l'accorde, mais tu ne nous fais pas du tout avancer ac tes juxtapositions de mots. Tu m'attaque sans m'aider. Mais ne t'inquiète pas je ne me sens pas con quand je ne te comprends pas. J'ai pas tort parce que tu fais du genre. C'est pas suffisant...
C'est toi qui fait mousser ton ego ac ces phrases lyrique pseudo savantes. C'est un refus de l'échange. C'est de l'autisme de fausse avant-garde puriste.
J'espère que ça provient d'une révolte authentique et d'une vraie tension intérieure chez toi, qui te fais voir à tort un bobo derrière tout Bové ; et pas d'une mise en scène de ton personnage... C'est toujours un peu des deux, non ? Pas trop du second j'espère...
On peut essayer de discuter plus calmement sur des points plus précis qu'un rejet général (et légitime) ?