Trouvé dans ma boite aux lettres ce matin... Je ne sais pas si les autres Lyonnais l'ont reçu... Je vous laisse apprécier, j'espère que c'est lisible !
L’imbécilité rituelle de Jean-Marie Colombani a trouvé chaussure à son pieds : le premier tour d’une élection présidentielle. C’est ainsi que, dans un dépotoir retentissant faisant toujours office d’éditorial, le directeur du journal le plus respecté de France nous délivre, dans l’après-midi du 24 avril 2007, l’analyse autorisée et pulvérisable du scrutin qui vient d’avoir lieu.
Le message de l’article est simple: le dimanche 22 avril 2007 est une date historique, pour deux raisons. Premièrement, une participation électorale avoisinant les 80%, soit un pourcentage inconnu depuis 1965. Deuxièmement, la disparition de la menace extrêmiste, jusque là incarnée par Mr. Jean-Marie Le Pen.
Il serait pour le moins osé de nier la portée exceptionnelle d’un tel évènement. En revanche, ce serait faire preuve de beaucoup d’audace, ou bien d’errance intellectuelle, c’est selon, pour faire de ce résultat le retour d’un printemps démocratique. Jean-Marie Colombani l’a fait, pour vous.
La logique de marché faisant parfois bien les choses, il faudra désormais payer pour pouvoir apprécier l’emphase de Mr. Colombani. On pourra cependant en mesurer la vigueur en cliquant ici:
Reprenons donc les deux chiffres avec lesquels festoie la joie de vivre de Mr. Colombani.
Tout d’abord, celui de la participation électorale, estimée aux alentours de 80% des 44, 5 millions d’électeurs inscrits sur les listes. Faire de cette variable une source de satisfaction est un non-sens absolu, à au moins deux égards : en premier lieu, le chiffre de participation électorale ne dit absolument rien sur ses causes. Il serait pour le moins aventureux de se prononcer de façon précise, et dès maintenant, sur les déterminants qui ont joué à l’occasion de cette échéance électorale (par exemple, en faveur de qui les abstentionnistes de 2002 se sont-ils donc mobilisés?). Mais ce que l’on peut déjà avancer, sans trop de risques de se tromper, c’est qu’ils ne coincident en rien avec l’esprit démocratique. Si l’on admet que les résultats d’une élection dépendent en grande partie de la campagne qui l’a préparée, alors il est imposible de conclure à une victoire de la démocratie. Pour une raison très simple, c’est que tout au long de cette campagne, que Mr. Colombani juge “passionante”, le débat d’idées, consubstantiel à l’esprit démocratique, n’a jamais eu lieu. Au mieux, il n’a fait que suffoquer dans l’ombre des projections stratégiques des principaux partis de gouvernement.
Un seul exemple. La thématique des sans-papiers, qui structure depuis longtemps les débats entre gauche et droite, et qui méritait d’être mise à l’honneur du fait des positions décomplexées d’une droite dite “républicaine”, s’est trouvée d’entrée prisonnière de considérations d’ordre électoralistes. Ainsi la candidate du Parti Socialiste, inquiète de voire les sondages relativiser son plébiscite mitterandien, s’est-elle empressée de jouer avec des notions putrides telles que l’idée de Nation, eut tôt fait de dédaigner la tradition internationaliste de son parti, expédia le sort des immigrés d’un évident “il n’y aura pas de régularisation massive de sans-papiers”, et s’en alla se vautrer dans des drapeaux tricolores pourtant déjà bien sales.
De façon générale, il n’est aucun candidat à gros suffrages, et donc susceptible d’avoir drainé les suffrages des abstentionnistes du précédent exercice électoral, pouvant se targuer d’avoir mené une vraie campagne, c’est-à-dire honnête intellectuellement, et portant sur les débats de fonds (rien sur les relations internationales, monceau de bêtises tranquilles sur l’approche de la construction européenne, rien sur le fonctionnement global du régime socio-économique en vigueur, rien si ce n’est vuelques pitreries sur l’environnement, flou entretenu sur le fonctionnement institutionnel du pays etc.).
Cet état de fait renvoie dès lors au second point aveugle de la non-argumentation de Mr. Colombani, à savoir la réduction automatique de la démocratie, et de la politique en general, à son cadre d’exercice formel. Il est pourtant parfaitement posible de soutenir le contraire: au regard de la situation présente, le rejet par l’abstention d’un système de personalisation, et donc de dépolitisation, des enjeux, peut sans conteste être assimilé à un minimum d’intégrité politique, et de vitalité démocratique. Que l’ensemble du peuple s’intéresse à la chose publique ne signifie absolument pas qu’il doive impérativement apporter sa caution au bal de bouffons qui s’agite aujourd’hui sur n’importe quel support médiatique.
Le lamentable exercice de relecture des enjeux auquel s’est adonné le patron du quotidien le plus respecté de France prend, cependant, des allures autrement plus inquiétantes lorsqu’il s’agit de se prononcer sur le score de Mr. Le Pen. Le Pen perd un million de voix, ma foi, pourquoi pas. Question: il est passé où ce putain de million de voix, Jean-Marie?! Disparu?! Évaporé?! Le soleil était-il donc si hardant qu’il en a grillé un million de bulletins –et allons-y, un million d’électeurs?! C’est qu’il faudrait bientôt rendre grâce à la météo, puisque la voilà devenue si républicaine...
Ou peut-être y a-t-il la place pour laisser penser, de façon un peu plus raisonnable, que ce million de voix n’a pas disparu de la surface de l’hexagone, et qu’il s’est simplement reporté sur un autre candidat. Allez Jean-Marie, donne-moi la main, on y va ensemble, tout doucement : peut-être que le personnage de Nicolas Sarkozy, ses politiques passées, son discours présent, et même son programme pour la législature à venir présentaient quelques petites similitudes avec ce spectre qui t’empêche tant de dormir -mais à qui tu ne sers pas la main, comme à Nicolas, je te l’accorde...
Encore un petit pas Colombani : le 22 avril 2007 n’entérine pas l’avènement d’un renouveau de notre démocratie, mais sanctionne une institutionnalisation du discours réactionnaire et raciste, en lui conférant une portée “républicaine”. À bien des égards, les conséquences idéologiques et pratiques du 22 avril 2007 sont bien pires que celles du 21 avril 2002. Le discours qui était hier honni de manière honteuse et éhontée lorsqu’il était porté par Le Pen, est désormais érigé en éminent symbole (30% que diable!) du redressement démocratique. Au racisme autoritaire, l’onction démocratique de dimanche a confectionné un visage respectable.
Le visage respectable du Monde, en revanche, reste encore à inventer.
Certains d’entre vous sont au courant, je me suis fait embarque par des CRS chiliens lors d’une manif. C’était une sorte de 1er mai chilien avc bcp moins de monde mais on voulait voir ce qu’il se disait, en observateur finalement… finalement il parait qu on aurait mieux fait d allez voir le défile militaire avec Miss michele ma belle bachelet qui avait lieu au même moment vers le port avec le sourire gaga et un pti drapeau du Chili ds le cul (cui,cui !) , la on aurait rien eu…
Bref, On etait sur une place en fin de manif, on s’était éloigné exprès des manifestants
Pour éviter tt problème. Sauf qu’on a pas eu de chances , les « forces spéciales » ont débarque et ont embarque ceux qu’ils avaient sous la main, dont le jinard et la Audé ! les 2 autres potes francais ont reussi a s’echapper en courant , moi j ai pas eu de bol vu ke 5 CRS etaient cache derriere un camion et m’ont saute dessus… C’est un moment assez etrange ou l’on se sent totalement vulnerable et ou on a l’impression que tout bascule tellement les choses sont arbitraires. Nous voila dc ds un camion de CRS , evidemment on essaye de discuter et de comprendre pourquoi, mais je decouvre que l on se trouve plus face a des singes qu’a des humains… Face a ces gens des « forces speciales » tout regard ds les yeux est percus comme un offense, toute contestation verbale comme un insulte et tout debat physique pour pas qu’ils t’embarquent comme outrage a l’action de la force publique… Apres quelques recherche internet , on voit que certains commandant de ces forces spéciales sont en fait des anciens executifs militaires du regime militaire de Pinochet. Ensuite visite medicale pour voir si on a pas de lesions , moi il m’ont frappe vite fait et tirer les cheveux ms quasi rien dc pas de lesions, encore heureux ! Ensuite direction comissariat… J’ai pu aussi voir ou va l’argent publique au Chili… l’hopital publique ou l’on a ete etait dans un etat pitoyable, les personnels deborte, les infrastructures et materials bien usage. Par contre le commissariat etait flambant neufs comme les voitures, les camionettes et les motos… Il y a vait un trentaine de flic , on m ademande 5-6 fois les memes informations : nom, prenom, identite… (dedicace a tous les fans de la rumeur) Ils etaient 3-4 a vraiment travailler , et encore ils avaient juste l’impression de trvailler car s’occuper du cas de gens qui n’avaient rien fait c’est pas vraiment se rendre utile a la societe mais bon… c’est la que l’on se rend compte qu’il y a vraiment des sujets taboo et que la police est reste un institution puissante et tout changement s’avere tres complique…
Finalement ils nous ont relache au bout de peu de tps… en sortant un flic a la port me fait « on se voit bientôt » ! Ya po
Mais c’est pas fini. 2 jours plus tard je suis convoque chez le directeur des relations internationales de ma fac pr me faire comprendre que je n’avais rien a faire ds des manifs (sutout qd elles sont de gauches…) il ma fait signer u n papiers qui disait que en tant qu’etudiant etranger je represente l’IEP de Rennes et non ma personne propre (Je savais pas , faudrait nous le dire quand on part quand meme …). Il me fait meme signer un papier qui m engage a ne pas participer ds le futur a tout acte politique… Du coup ma fac qui est en greve depuis un mois , je ne vais a aucune manif ni assemblée.
3 jours plus tard , ce sont 2 flics en civiles de la police d’investgation qui debarque chez un pote pr lui donner une convoq. Genre FBI, la quand meme ca fait beaucoup !
Donc, Je vais a la police international et la il me confisque mon passeport, je dois attendre un jugement et la on verra pr mon passeport. En fait selon la loi chilienne, il est interdit aux étrangers d’aller au manifs, c’est ce qu’il me reproche. Mais je suis en train de me demander si c’est pas interdit tout cours de manifester ds ce pays…même pour nos amis chiliens. La police international, c’est pas des lumières non plus, je leur demande ce qu’il pourrait se passer pour moi et la y en a 2 ds le fond de la salle qui se mette a dire « expulsion, expulsion ! » sympa quoi les mecs. Je leur dis que je suis étudiant que je n’ai rien a voir avc les mecs qui foutent le bordel ds les manifs et ils me répondent « c’est justement ca le problème tu es étudiant ».
L’autre scandales c’est le jeu avc les medias. En fait quand il m’ont embarque, il y avait a cote des camions les caméramans des grandes chaines nationales qui se font avertir par un policier pour qu’il viennent filmer les détenus… On est donc passe au 20h, « 2 français encapuchonnés extrémistes sont a Valparaiso » mais OUI bien sur ! Ou genre le plans de sécurité a bien fonctionné. En effet il y avait des gens qui ont foutu le bordel sur cette place un heure avt et une heure plus tard ils embarquent ceux qui se trouvent sur cette même place, c’est bien connu , en manifs les gens restent au même endroit , surtout les casseurs. Ca on le savait pas sinon on y serait pas allé bien évidemment. Le mercurio (le 1er journal local) a interviewer le maire de Valparaiso qui s’est fait interroger sur cette hisrtoire, il a dit, « je vais m’occuper personnellement de ce cas » , bon bah faudrait qu’il me tienne au courant parce que je me casse dans une semaine et demi et j ai toujours pas de nouvelle…
Voila en gros cette histoire c’est un peu du grand n’importe nawak au final. Parce que il s’est rien passe pour moi. Vu qu’il me rendait pas mon passeport je me suis bouge, je suis aller a la prefecture pour prendre connaissance de mon cas et la il m’ont donne un papier qui demanadait a la police internacional de me rendre mon passeport donc TODO BIEN AHORA.
Autre scandale en ce moment (encore oui) c’est ce qu’il se passe a ma fac. Les etudiants de toutes les filières ont bloque leur campus (meme droit et commerce international alors c’est dire l’ampleur de mouvement). Ce qu’il demande c’est la démission du recteur et une réorganisation de la représentation des étudiant ds le conseil d’adm° et dans les votes (qui n’existe pas pour l’instant). Il se révolte contre le fait que depuis plusieurs années les frais d’inscription augmente mais il y a aucune amélioration des facs (matériel pu infrastructure). Ou va l’argent, dans les poches du recteur qui est accuse de corruption. Au passage il aurait verser des suppléments aux directeurs de chaque filière pour qu’il vote « bien », et c’est ce qu’ils ont fait vu qu’il a été réélu avec une large majorité, bizarre, bizarre. Il parait que celui qui a touche le plus, c est le directeur des étudiants étrangers… et je comprends pourquoi il voulait pas que je participe aux manifs ou tout autre acte politique dans le futur. , maintenant tout s’explique et finalement tout ca s’est lié si on y réfléchit 5 minutes.
et n'oubliez pas que s'il est une chose que les plus riches continueront d'accepter de financer de leurs
impots , ce sera le maintien de leur ordre surtout au Chili et bientot en France.
Voila on se racontera tout ça autour d’une p’tite mousse bientôt de toute façon !
Saludos Camarades
Jinard.
PS : Je rencontre tout le temps plein de bretons à Valpo. VIVE LA DIASPORA BRETONNE AU CHILI !
Lionel Jospin avait mis en place le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) pour recueillir l'ADN des délinquants sexuels jugés coupables. La loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure a étendu le prélèvement à l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quelque soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 €, celle-ci est conservée quarante ans.
Le Système de Traitement des Infractions Constatées (STIC) de la police et le système JUdiciaire de Documentation et d'EXploitation (JUDEX) de la gendarmerie sont deux fichiers nationaux, en plus du casier judiciaire, regroupant procédures, infractions, individus, victimes et objets mis en cause. En tout ce sont près de 22 millions de personnes qui y sont référencées. Ces fichiers peuvent être consultés lors d'une enquête administrative ou lors du recrutement pour certains emplois (sécurité, défense...). Leur fusion est prévue pour décembre 2007 en un seul et unique fichier : ARIANE, pour un coût de 15 millions d’euros. Vient s'ajouter les fichiers des Renseignements Généraux (RG), Système d'Information Schengen (SIS) et du Système d'information d'Europol (TECS).
La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) et d’autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc…) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».
Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité obligatoire et payante contenant des informations biométriques sur son porteur. Elle contiendra les empreintes digitales et l’image faciale numérisée des ressortissants français. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus.
La finalité du projet est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, les informations médicales et sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires.
Le projet de loi sur la ‘prévention de la délinquance’ propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles ‘déviantes’.
Vient d’être instauré dans dix régions pilotes le Service Citoyen Volontaire (SCV). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévole pour aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer « à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires ». Dans le cadre de leurs fonctions ils bénéficieront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.
Le Taser est un pistolet infligeant une décharge électrique de 50 000 volts jusqu’à une distance de 10 mètres. La personne se voit neutralisé par la paralysie de son système nerveux pendant 5 secondes. Après un phase de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, 1 000 policiers et 1 000 gendarmes ont été équipés de Taser en 2006. Le Taser ne laisse pas de traces, crée des souffrances aiguës et est susceptible d'être utilisé pour intimider, humilier, torturer ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Ainsi, ce pistolet s'apparente à un objet de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984 (la France a signé ce protocole le 16 septembre 2005 et ne l'a toujours pas ratifié).
Cette arme qui a déjà fait plus de 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.
Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet, les données de connexion de leurs abonnés. Cela concerne les appels passés par les téléphones fixes et mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des Etats.
En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme : tous les fournisseurs d'accès à Internet devront conserver nos données de connexion jusqu'à un an.
Il est important que nous gardions à l'esprit que chacun des dispositifs ci-dessus ont été appliqué en l'absence totale de concertation démocratique et sont intégralement financé par nos impôts. Avant d’offrir notre confiance dans les promesses d’un candidat, regardons d’abord ce qu’il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite.
Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami ». Ce dernier dirige le groupe Bouygues côté aux CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la téléphonie mobile avec Bouygues Telecom ; la construction d’infrastructures publiques : autoroutes, ponts, complexes, mais également les dernières prisons pour mineurs commandées par le Ministre de l’intérieur ; et les médias avec TF1, LCI, Eurosport International…
Il est très proche des deux plus gros fabricants d’armes français et principaux propriétaires de presse Arnaud Lagardère (entreprise d’armement propriétaire de Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... et président du conseil d'administration d'EADS qui posséde 7,5% du capital d’airbus) et Serge Dassault (entreprise d'armement possédant Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion).
Les deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France François Pinault (Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent…) et Bernard Arnault son autre témoin de mariage, première fortune de France et septième du monde avec 20 milliards d’euros , qui possède le premier groupe de luxe au monde LVMH (Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer...) lui sont également très proches.
On lui compte aussi comme amis personnels Jean-Claude Decaux (JC Decaux), Dominique Desseigne (Groupe Lucien Barrière : premier groupe européen de casinos), Edouard de Rothschild (banque Rothschild, Libération, Global Asset Management), Franz-Olivier Giesbert (Le Point), Etienne Mougeotte (TF1), Patrick Le Lay (TF1), Pierre Louette (AFP), Jean-Marie Colombani (Le Monde) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1).
En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d’auteur pour la musique) partenaire de l’opération, l'interdit, estimant que la chanson n’était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l’Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.
La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, 'Entre le coeur et la raison', de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First, qui devaient publier l'ouvrage fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'intérieur et ce malgré les 25 000 exemplaires déjà imprimés.
En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes populaires de Paris' de l'UMP, décident de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur elles. Elles furent suivit de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Elles ont ouvert le forum Cybermilitant.org pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.
Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.
En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président de Publicis Events Worldwide d’origine marocaine Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar. Il le sera en juin 2006.
Serge Portelli, magistrat, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet : www.betapolitique.fr
La rédaction d' i>TELE était invitée à manger place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l’article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes précisions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog.
Début mars 2007, alors qu'un comité d'associations en faveur des SDF se rendait au ministère de la Cohésion sociale où ils étaient attendus pour une réunion, les forces de l'ordre ont molestés plusieurs membres de l'association des Enfants de Don Quichotte, dont leur porte-parole Augustin Legrand.
> http://sauverlaterre.free.fr
Pauline, lycéenne, petite soeur d'une amie de la clique dissidente (Julia) nous écrit :
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Ca fait un peu "cucu" de dire ça mais vous pouvez pas savoir comme
il est important pour moi ce site... dès que j'ai une heure d'étude, j'en profite
pour y aller, lire, m'informer, et apprendre... et du coup, quand au lycée on se
sent un peu inutile ou quand on sature des crises existencielles de
certaines...et bien je viens me ressourcer en dissidence!
Du coup, j'ai imprimé l'appel des résistants que j'ai glissé dans plusieurs
bouquins, et même posé un peu partout au CDI, et là je prépare un grand
coup!! je vais faire une inscription dans la grand' rue de Cruseilles!! je
pensais écrire "Qu'importe la conscience, si le bras est mort." de musset vu
que le fait de l'écrire illustre bien la phrase, mais ma mère est tombée sur
un brouillon et l'a lu...elle peut me reconnaitre! donc il faut que je
change!! je cherche, mais si t'as une idée dis moi!
sinon, l'article sur l'urbanisme me fait voir annecy d'une
autre manière : j'ai repéré toutes les caméras (un peu camouflées en
lampadaire...) c'est impressionant de se savoir regardé!
Voila!
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Prenons en de la graine...
> *Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.
> *Hier et ce soir, des incidents graves se sont produits lors de rafles
> effectuées dans nos quartiers à Paris.
> Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une
> tentative d'arrestation devant l'école maternelle Rampal d'une dame
> venue chercher une petite fille à la sortie de l'école.
> Malgré l'intervention des parents présents, et celle d'enseignants, les
> policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les
> protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l'ont
> ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser,
> laissant la petite fille désemparée...
> Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon
> véhémente, les forces de l'ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt
> que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d'une énième
> rafle dans le quartier de Belleville.
> Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours
> dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à
> l'angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant,
> notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et
> 77, bld de Belleville.
> Après l'avoir été maintenu dans le café pendant plus d'une heure, la
> police décidait d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie d'école
> de 18h. Les parents d'élèves, des enseignants, les militants de RESF et
> les habitants du quartier tentaient d'intervenir. La réaction des
> policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la
> mobilisation, n'hésitant pas utiliser la violence physique et un peu
> plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux
> sorties d'écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par
> les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l'école élémentaire
> Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
> Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème
> arrondissement.
> Quelque temps après, les rafles se poursuivaient à Goncourt et à la
> rotonde de Stalingrad.
> Non contents d'augmenter la cadence des contrôles au faciès, parfois en
> dehors de tout cadre judiciaire, les fonctionnaires de police ont donc
> choisi cette fois de violer le dernier refuge des valeurs de la
> République, à savoir l'école.
> Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer la colère
> grandissante que provoquent ces procédés iniques et circonstanciels dans
> les quartiers dits "populaires". La peur cède peu à peu à la
> détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir.
> Nous partageons cette détermination. Le procédé de rafle est en lui-même
> odieux parce qu'il bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des
> personnes humaines. Et doublement insupportable quand les institutions
> de la République sont elles-mêmes visées.
> Nous rappelons aussi les garanties données à RESF à deux reprises
> pendant l'été 2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la Préfecture de
> Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords
> des établissements scolaires. Désormais, devons-nous tenir
> pour caducs ces engagements ?