« J’fais du son pour qu’en France grandisse la dissidence. »
Kyma, une claque.
Du rap français comme il en faut, comme il s’en fait, quoi que disent ou fassent les censeurs assermentés.
Le crew fait ses débuts en 1999 et sort un premier album en 2001 : "Affaire à suivre". Le décor est planté : Kyma est une lame chauffée dans les quartiers de Tours qui lacère les images sur papier glacé d’une Douce France ensommeillée. Le discours est précis et la Kalach’ pointée droit sur le capitalisme. Le deuxième opus, « Parce que le monde bouge », est créé pendant la guerre en Irak. Une balise dissidente de plus dans le désert français. S’en suit une mix-tape, puis un troisième album en 2005, « Les chants du barillet [99-05] ».
Kyma n’a pas traîné : déjà une dizaine d’année de rap-combat, une lame de fond qui saigne à blanc le coq français repus sur son fumier.
2007, coup de maître. Après avoir tenté divers sons, Kyma s’impose avec « Le mauvais Kromozom ». Certains ont pu douter, la preuve est faite : ce crew appartient au giron du rap de la France d'en dessous, sans concession. Vendale style – underground.
24 titres - 79 minutes : CD gavé, comme le chargeur d’un affamé.
Un doigt en l'air et une Kalach' en symbole, pour cultiver le clash avec les dominants. Kyma vient exprimer cette rage qui monte derrière les périph et ailleurs. Kyma vient salir les murs que le pouvoir s’efforce de blanchir. Du son d’kailles qui savent voler, mais qu’on maintient dans des cages, et dont on s’étonne encore que les cris ne passent pas sur Sky…
La qualité du regard dissident impressionne. Le spectacle démocratique, la société de consummation, l’aliénation au travail, la France-Afrique, le colonialisme israélien, et même l’idée de croissance, sont dénoncés avec lucidité. (Lire les paroles de « Lettre d’un dissident ».)
Côté son, la formation est simple, et créative à la fois. Un premier MC envoie les instrus, puis les textes. Un second en embuscade, derrière platines et micro. Du bon scratch à l’ancienne, simple mais si efficace. Dans l’autre coin, une masse tient solidement sa basse. Un clavier offre parfois un renfort. Kyma injecte une dose d’électro-dub au bon vieux cocktail Beat+Sample. L’ouverture à la musique d’autres cultures aboutit à des instrus parfois détonantes.
"Dans le camp des oliviers coupés" : à se demander pourquoi ce groupe est si peu connu.
Enfin, Kyma est dissident dans sa conception de la musique.
Sur scène, pas de spectacle inutile, pas de show : simplicité et sincérité.
Dans les coulisses, c’est 10 000 CD peints et gravés à la main.
Auto-produits, auto-distribués.
Dernière chose : l’album est donné gratuitement à la fin des concerts, et en dépôt gratuit chez les disquaires.
Une claque.
L'album n'étant pas encore en écoute sur le site, je propose quelques titres ici.
Leur maquis virtuel tout aussi soigné :
http://www.chanmaxrecords.com/kyma/
Interview sur Radio Canut :
http://ch2ono2.free.fr
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Kenny Burrell et Jimmy Smith |
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Titre |
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Blue Bash!
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Personnel
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George Duvivier/Mel Lewis/Milt Hinton
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Date
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Eté 1963
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Genre
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Jazz
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Jeff Buckley |
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Titre
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Born again from the Rythm
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Personnel
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Jeff Buckley et groupe (titres 1 et 2)
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Date
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Eté 1993
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Genre
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Rock, Folk
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"Le Rebetiko est une musique née à la fin du 19e siècle dans les communautés grecques de l'Asie mineure. Il se propage ensuite dans toute la Grèce dans les années 20 pour crier la plainte d'un peuple pauvre en révolte contre l'injustice de son sort.