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Voici un espace où chacun peut réagir aux articles parus sur le site Dissidence.fr

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Derniers articles :

Ecouter

Un duo dissident dans sa forme et son art de la reprise osée. Deux personnes qui ont toute ma sympathie, musicale et au delà.

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En plus ils mettent leur musique en libre écoute :
> http://www.petramagoni.com/indexhome.asp?lingua=fra


Une belle vidéo qui témoigne de leur créativité et de leur simplicité :
> http://www.kataweb.it/community/live/spinetti_magoni/


Elle vient de sortir un live (avec entre autres guitare et harmonica...)
> http://www.petramagoni.com/default.asp?ID=49&ac=show



Day Tripper, Roxane, Ne me quitte pas (en italien)...
Accrochez-vous.

C'est rassurant de sentir de la créativité, de la vie.
_bug_fck
Un visiteur nous propose d'écouter sa collection de sons :

http://lqr.hautetfort.com/archive/2007/11/05/libido-mort-a-la-democratie.html




« J’fais du son pour qu’en France grandisse la dissidence. »

 

 


Kyma, une claque.

Du rap français comme il en faut, comme il s’en fait, quoi que disent ou fassent les censeurs assermentés.

Le crew fait ses débuts en 1999 et sort un premier album en 2001 : "Affaire à suivre". Le décor est planté : Kyma est une lame chauffée dans les quartiers de Tours qui lacère les images sur papier glacé d’une Douce France ensommeillée. Le discours est précis et la Kalach’ pointée droit sur le capitalisme. Le deuxième opus, « Parce que le monde bouge », est créé pendant la guerre en Irak. Une balise dissidente de plus dans le désert français. S’en suit une mix-tape, puis un troisième album en 2005, « Les chants du barillet [99-05] ».

Kyma n’a pas traîné : déjà une dizaine d’année de rap-combat, une lame de fond qui saigne à blanc le coq français repus sur son fumier.

2007, coup de maître. Après avoir tenté divers sons, Kyma s’impose avec « Le mauvais Kromozom ». Certains ont pu douter, la preuve est faite : ce crew appartient au giron du rap de la France d'en dessous, sans concession. Vendale style – underground.

24 titres - 79 minutes : CD gavé, comme le chargeur d’un affamé.


 


1/ Elektroghetto - 2/ Souffler sur les braises - 3/ Autour du feu - 4/ Dimanche soir - 5/ Un regard jamais très haut - 6/ Scratch cette vie - 7/ Sur le divan de la culture - 8/ Paul & Charlie Bauer - 9/ Les grands vides pleins - 10/ Il faudra être à fond ??? - 11/ Les bruits d'un conflit - 12/ Dans le camp des oliviers coupés - 13/ Le mal nécessaire - 14/ Les voix de ceux - 15/ Xxx - 16/ A côté de la vie - 17/ On est seul - 18/ 18'5Mn 18 de questions sans réponse - 19/ Tilma - 20/Bande de malades 2 - 21/ Le mauvais kromozom - 22/ Le salaire de labeur - 23/ La vrai vie (feat Ali'N) - 24/ Faire une croix sur la vie



« Pas là pour distraire »

Un doigt en l'air et une Kalach' en symbole, pour cultiver le clash avec les dominants. Kyma vient exprimer cette rage qui monte derrière les périph et ailleurs. Kyma vient salir les murs que le pouvoir s’efforce de blanchir. Du son d’kailles qui savent voler, mais qu’on maintient dans des cages, et dont on s’étonne encore que les cris ne passent pas sur Sky…

La qualité du regard dissident impressionne. Le spectacle démocratique, la société de consummation, l’aliénation au travail, la France-Afrique, le colonialisme israélien, et même l’idée de croissance, sont dénoncés avec lucidité. (Lire les paroles de « Lettre d’un dissident ».)


Côté son, la formation est simple, et créative à la fois. Un premier MC envoie les instrus, puis les textes. Un second en embuscade, derrière platines et micro. Du bon scratch à l’ancienne, simple mais si efficace. Dans l’autre coin, une masse tient solidement sa basse. Un clavier offre parfois un renfort. Kyma injecte une dose d’électro-dub au bon vieux cocktail Beat+Sample. L’ouverture à la musique d’autres cultures aboutit à des instrus parfois détonantes.

"Dans le camp des oliviers coupés" : à se demander pourquoi ce groupe est si peu connu.

 

Enfin, Kyma est dissident dans sa conception de la musique.

Sur scène, pas de spectacle inutile, pas de show : simplicité et sincérité.

Dans les coulisses, c’est 10 000 CD peints et gravés à la main.
Auto-produits, auto-distribués.

Dernière chose : l’album est donné gratuitement à la fin des concerts, et en dépôt gratuit chez les disquaires.


Une claque.


 

L'album n'étant pas encore en écoute sur le site, je propose quelques titres ici.


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Leur maquis virtuel tout aussi soigné :
http://www.chanmaxrecords.com/kyma/

Interview sur Radio Canut :
http://ch2ono2.free.fr



Attention, je propose à l'écoute, mais je suis loin de tout cautionner.

Je trouve les instrus impressionnantes. Dans la pure veine du rap français des 90'. Un thème classique, souvent au piano, et le bit qui percute. Influences Satie, ambiances très soignées, très lourdes... Respetct.

Les voix. Moi j'aime bien. Côté simple, amateur, à l'arrache, ça vient direct du béton, sans détour.

Les paroles. Là, c'est très mitigé. Il y a du très bon, comme tu très pas bon. En fait ce qui bloque, c'est qu'ils sont explicitement homophobes et sexistes. ça c'est chaud, mais pas si surprenant...

L'intro, la 2, et l'interlude, c'est pas très intéressant. La 10 est clairement flippante tant c'est con et violent.

Par contre, je conseille vraiment d'écouter ça :

03-L'Etendard brûle
04-J'Pisse dans la soupe

06-Criminels au mic  (Le début d'instru, terrible...)



Et le reste n'est pas mal non plus, à vous de découvrir :

http://callthepolice.free.fr/hugo/


Il y a un autre album sur le site, en libre téléchargement aussi, j'ai pas encore bien écouté...




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Voir aussi :

> 11''30 Contre les lois racistes
> Acontresens





10 ans après, 11"30 est toujours d'actualité, hélas.

A (ré)écouter à tout prix.


                  > son

                  > paroles













Bonjour à tous.

Il s'est récemment posé la question de savoir si de la musique devait apparaître sur dissidence. Je pense au fond que non. Mais comme j'en ai envie quand-même je donne deux trois raisons qui me poussent à vous emmerder avec ces quelques lignes.
- D'abord il faut défendre l'idée d'une écoute nouvelle de la musique. C'est à dire ne pas tomber dans le piège du phénomène "nouveauté". C'est pas dissident pour moi de faire de la pub pour un album qui vient de sortir, surtout quand c'est pour un album à chier de la Rumeur (je suis pas méchant, même pas déçu, c'est pour les besoins de l'argumentation).
- Ensuite se défaire de nos préjugés dissidents, sinon on écoute plus de musique, et c'est loin d'être l'idée. Y'a quand même pas que Zappa et les Béruriers Noirs, même si Miller et Cassidy sont parfois un peu cons, c'est vrai. Mais musicalement, ils sont parfois vraiment ailleurs ces gens là, et l'art est dissident, décidément. J'ai du mal à l'expliquer, mais un solo de Jimmy Page, ça vaut trois fois une dithyrambe de Martin Luther King.
- Enfin c'est une démarche qui ne va vraiment pas de soi d'écouter certaines choses avec un regard neuf, mais non néophyte. Prendre du temps pour bien écouter un album, et ne faire que ça. La musique est l'art que l'on consomme le plus. Et on le voit bien, plus on la consomme moins elle est de l'art. Se saisir d'une nouvelle approche moins pressée et distraite, c'est politique ça, c'est redonner sa place à l'art.
LES DOSSIERS DU MOIS DE MAI.

Kenny Burrell et Jimmy Smith
 

Titre
 
Blue Bash!
Personnel
 
George Duvivier/Mel Lewis/Milt Hinton
Date
 
Eté 1963
Genre
 
Jazz
"Kenny Burrell est par dessus tout le meilleur guitariste du monde et celui que je préfère." - B.B. King
"Burrell est le grand maître de la guitare jazz." - Dizzy Gillespie
"il n'existe pas de guitariste plus fin que Kenny Burrell" - George Benson
"Kenny Burrell, c'est le son que je cherche." - Jimi Hendrix
"Kenny Burrell est un musicien de génie et sa musique a fait de moi ce que je suis aujourd'hui." - Stevie Wonder
"Kenny Burrell est un de mes guitaristes préférés" - Pat Metheny
Jimmy Smith et Kenny Burrell sont, pour les vraiment pommés, un organiciste et un guitariste. J.S. est mort en 2005 et K.B. est devenu une figure emblématique, vieux sage du jazz, passioné d'Ellington, à qui il a souvent rendu hommage. Il a été le premier homme au monde à donner un cours universitaire sur un géant noir du Jazz (le duke, toujours)... Les deux sont amis et ont déjà enregistré ensemble pour la première fois en 1957, je crois. Lors de l'été 63, les deux compères se retrouvent pour des séances de jams un peu informelles. Et là, tout y est : la couleur, le son, la sensibilité. Ils décident d'enregistrer. 3 jours, dans 3 studios différents dit-on. Comme quoi peu de temps suffit pour enregistrer un chef d'oeuvre.
Mais les deux sont appliqués, et très sereins. L'ensemble est vraiment intense, plein d'émoi et de feeling. On sent vivre la musique, putain, c'est beau, vraiment.  Burrell a ce son bluesy inatteignable et un "swing-grove" divin. Il joue aussi au doigt, d'un velouté brillant et mat à la fois. Les critiques font toujours cette même remarque : J.S. a un son de guitare, et K.B. un son d'orgue. On les confond, ils se confondent. C'est un disque vraiment à la limite de l'érotisme, tant ils s'entendent, s'écoutent. L'art sublimé car il y a de l'amour et du respect. On ne dira pas que c'est novateur, pas d'un point de vue technique, oh non, ni même sur le plan harmonique, ça reste très civilisé. Mais il ne faut pas s'étendre la dessus. Ce qu'il faut retenir c'est la quintessance de l'élégance et du style. Un rapport à la musique sacrément beau.  Bref, à expérimenter : l'ambiance de malade, des studios feutrés d'une ville américaine endormie, une chaude nuit d'été. Intense est le mot.
 

Jeff Buckley

 
Titre
 
Born again from the Rythm
Personnel
 
Jeff Buckley et groupe (titres 1 et 2)
Date
 
Eté 1993
Genre
 
Rock, Folk

Vous savez tous (ou pas) ma passion pour J.B. Elle a connu un frein récemment lorsque je me suis rendu compte que j'avais tout entendu et lu de lui, officiel ou pas, et que même les quelques maxis de tournées rares et introuvables n'allaient plus m'étonner. Quand même c'est assez dur à admettre. On sait que Mary Guibert, sa mère, et Sony, ont encore quelques trucs à nous vendre mais ces enfoirés ont des stratégies pour faire monter la sauce, du genre, un film biographique, idée que Jeff aurait détesté. Pour le coup, Jeff était dissident, mais pas sa garce de mère qui amadoue les fans avec des newsletters puantes.
Je faisais un tour sur ebay quand je suis tombé sur un album non officiel baptisé "born again from the rythm" choix stupide "born again, font chier ouais" extrait  de Mojo Pin, qui n'est pas sur ce CD, de toute façon. Même les pirates sont des cons.
Le CD contenait, selon la description, des enregistrements non divulgués des sessions d'enregistrement de Grace, été 1993. Je croyais à une blague mais comme je suis fou, j'achetais. Trois mois après je le reçois, ouf ! (15 euros quand même, c'est 100 francs). Et là, la claque. Jeff seul au micro, qui se fait plaisir entre des séances plus sérieuses d'enregistrement, qui essaie, explore, tente des trucs. Un son de dingue, la telecaster étincelante, la voix suave et fragile, puissante et rageuse. Une claque donc, car même Hallelujah, que Jeff (et moi) méprisons un peu, prend une dimension dingue, et n'importe quelle personne aimant la version de l'album se doit d'écouter celle-là. Aucune de ces chansons n'a été publiée sur la version double (album + bonus) de Grace. Une aubaine donc, qu'il me faut diffuser à vous tous. C
LES DOSSIERS DU MOIS DE MAI CONTINUENT BIENTOT SUR LA GROSSE BLOGUE DE DISSIDENCE... ENCORE DEUX FOIS DEUX DOSSIERS ! A LA PROCHAINE !




Lire aussi :

Présentation du magistral album de Jeff Buckley,
Live at Sin'é


http://www.dissidence.libre-octet.org/ecouter/bireli.html

Cet article a donné lieu à une polémique dans le mini-milieu du jazz manouche sur internet…

A lire ici :
http://www.manoucheries.com/phpBB2/v...
Je vous en copie-colle quelques extraits :


ca fait pitié un article aussi con..
que celui ou celle qui l'a écrit se dénonce..
c'est de la pure provocation, soit d'un gros frustré qui s'est fait refuser une signature par Biréli, soit d'un gros frustré qui arrive pas à reproduire le solo sur "Un certain je ne sais quoi"..

Oui et puis on irait lui casser la gueule

c'est juste un site de petits jeunes idéalistes.

Ouais on va le saigner ce fumier

Uns fois de plus des gens complètement extérieur à un milieu se permettent d'en parler, tombant dans autant de clichés que ceux qu'ils souhaitent dénoncer...

ON TOUCHE PAS A BIRELI!!!!


Mais aussi quelques mots moins agressifs (certes minoritaires dans les réactions)


" Il a au moins le mérite de faire une critique constructive, du guitariste et du système, de plus les passages qu'il indique correspondent efféctivement à des pins "

" Je suis d'accord avec lui..., et quant on lit bien ce type est tombé amoureux de Biréli... mais il l'a déçu...J'ai moi aussi l'impression que Biréli enchaine les cd, il est à la mode ça marche alors ils profitent (lui, les producteur...), c'est presque normale..., dommage que Biréli passe plus dans les bar, pour moi le jazz manouche ça marche pas à l'Olympia... "



Je choisis donc de me dénoncer.

Cet article était volontairement polémique (comme son titre l’indiquait). Le but était de lutter contre la mythification de Biréli Lagrène. Ce texte a suscité des réactions, c’est déjà une bonne chose je pense. Des fans diront « y a des cons qui trouvent cet albums nul ! », au moins ils savent qu’il n’y a pas consensus, c’est déjà ça.

D’emblée je m’excuse (sans m’aplatir, ni renier ma critique) d’avoir pu choquer certaines personnes en m’attaquant à Dieu. Mais cela montre bien qu’ils sont dans une idolâtrie qui fait problème. On doit pouvoir critiquer Biréli, sinon on entre dans un rapport mal-sain à l’artiste. (Après je l’ai ptet fait de façon un peu hard-core, c’est vrai… mais ça fait réagir au moins, nan ?)

A tous les spécialistes du webmanouche, je pose une question :

Suis-je le seul à trouver que Biréli donne un peu dans le commercial ces derniers temps, notamment avec le Gyspsy Project ?

Bon.

J’ai toujours commencé par dire que Biréli Lagrène est un grand guitariste (évidemment, faudrait être sourd pour ne pas le savoir), qu’il avait fait énormément pour le Jazz Manouche et son renouveau. Et c’est justement pour ça que je le critique ! Si c’était juste un con et un mauvais, je l’abandonnerais au silence. Là non, je lui dis « Déconnes pas mec !! on veut t’entendre vraiment nous ! »

Comme tout le monde s’étend mieux que moi en éloges, j’allais pas m’attarder là-dessus, j’ai préféré mettre l’accent sur autre chose.


Savez-vous que Biréli a joué en play-back chez Pascal Sevran (sarko-raciste notoire) ? C’est ça l’esprit manouche ?

On pourrait quand même pointer cette forme de dérive sans être menacé de mort…
Posez la question dans le milieu des musiciens (pas celui des fans qui cherchent à imiter), demandez leur s’ils font de « Move » un album génial, extraordinaire, qu’ils ne se lassent pas d’écouter, demandez à Angelo s’il ne trouve que Biréli s’est un peu commercialisé.

Croyez-moi, si ce sont de vrais guitaristes, ils vont au minimum sourire à la question, d’un sourire entendu, mais ptet gêné. Angelo dirait « Bah ouai mais c’est normal cousin, Biréli il peut, il le fait, y a pas de mal à ça, on lui en veut pas. »

Et moi non plus je ne lui en veut pas d’aller faire le con chez Sevran (encore que ça fait un peu mal au cœur qd même…), à la rigueur qu’il leur prenne leur fric à ces abrutis, il en fera un meilleur usage. Et puis tout le monde sait dans le milieu que l’actualité du Jazz manouche, c’est pas le Gypsy Project, on sait que c’est pas là que ça se passe, ça c’est pour les bobos qui lisent Télérama. Que Biréli leur prenne 23€, après tout tant mieux ! L’actualité du Jazz Manouche, c’est bien plus l’apparition incontrôlée de Joscho. Ça c’est du dossier pour tout le monde dans le milieu. « Move », c’est pour les gadjos, ça les amuse. Et je voulais les égratigner dans leur fascination béate.

Et je suis sûr que Biréli serait d’accord. Je ne pense pas qu’il aît attaché beaucoup d’importance à cet album. Ce n’est pas un événement dans sa vie d’artiste, certain.

Moi je voulais juste dire aux gens qui ne connaissent pas trop « Attention !! il y a milles choses mieux à écouter ! ». Et puis je pense que les fans inconditionnels, qui adorent systématiquement tout du Dieu qu’ils vénèrent, emmerdent les artistes, et nuisent un peu à l’art en perdant tout sens critique.



Ce qui me dérange c’est qu’il cache la forêt. Et là-dessus aussi je suis sûr qu’il serait d’accord. Il dirait « Mais j’y peux rien, les médias m’appellent tout le temps. Si j’y vais pas, on parle pas du Manouche, alors… Pourtant y a plein d’autres choses que moi à écouter, mais qu’est-ce tu veux… » Et il aurait raison. Seulement il faut que nous les aficionados, on mettre le reste en avant, et c’est vrai que c’est super quand lui il fait monter les copains sur scène.
Et puis moi j’aime les artistes, pas les stars. Qd Biréli devient une star marketing, moi ça me blesse. J’aime le Biréli artiste qui tente des choses avec Jaco Pastorius, qui joue Nuages en fusion à l’électrique (même si c’est un peu limite et vieilli, j’aime le geste). Le Biréli qui s’en foutait du look, avec ses lunnettes braquées sur le manche, ses complexes et son autisme d’artiste. Maintenant il présente bien, mais il ne joue pas mieux. Au contraire, je le trouve moins créatif, et je ne suis pas le seul à penser ça « dans le milieu », comme vous dites.

Je trouve qu’aujourd’hui il n’est bon que quand il y a du monde avec lui sur scène (live 2003, etc.). Là il est booster, et il va jouer sérieux, pas que pour les gadjos-bobos.
Je l’aime aussi en accompagnateur d’autres artistes. C’est un très très grand accompagnateur.

Mais quand je l’entends chanter Fly Me To The Moon (parce que Monsieur chante maintenant, le saviez-vous ?) dans une salle remplie de bourgeois qui ont payé 35€ pour écouter un peu de « Tzigane, parce que c’est cool », là je me pose des questions. Dans ces concerts là, je vous jure qu’il ne s’amuse pas le pépère. Il fait plie son set vite fait, un rappel et basta, il touche le cachton, et une heure plus tard, il est loin, rentré, à l’abri des flash. Ça l’emmerde, ça se voit, et ça se sent dans sa musique.
Et puis merde, Biréli qui chante ! Si l’un d’entre vous a déjà discuté avec lui, il admettra qu’il n’a pas une voix qui… Enfin après tout s’il veut se faire plaisir, avec une grosse réverb, qu’il le fasse. Mais qu’on ne dise pas que c’est l’événement artisitique du moment, et qu’on admette la critique, laissez nous ça.

Quelques critiques ont été très justes. Avec celle qui disait qu’on n’a pas à juger un solo sur ses imperfections, je suis entièrement d’accord. Le parfait n’existe pas, et voiloir l’être ça stérilise la musique. Je voulais juste casser le mythe selon lequel Biréli est un monstre de la technique. Et puis ne pas reprendre une intro, quand on est en studio, c’est un peu du vite fait qd même nan ?

Je ne suis pas un guitariste raté qui n’arrive pas à signer, j’aime juste la musique au point de prendre le risque de signaler quand elle meurt un peu, sur ces scènes ridicules ou chez Sevran. Si vous doutez de ma passion, jettez un œil ici :

http://dissidence.over-blog.com/article-5818893.html
Et écoutons plutôt le vrai Biréli, les frères Ferré, Babik, Moreno, Alfonso Ponticelli, Raffalli, et bien sûr Joscho. Là y a matière à discussion ! Tout ça c’est de la créativité artistique, qu’il ne faut pas occulter derrière un Dieu.


Je ne m’attarde pas sur les critiques qui disent que je ne connais rien au milieu, ou que nous sommes une bande d’ados idéalistes. Ça fait sourire, et j’aime sourire.

Amis mélomanes, je vous invite tous à réagir, posément si possible ici :


Ou à poursuivre sur le forum.


Je défends l'art contre la gangrène du spectacle.


Pour les dissidents amateurs de musique populaire...
Aujourd'hui une petite croisière estivale en Grèce pour découvrir le Rebetiko, musique traditionnelle des bas-fonds de la péninsule héllenistique.

"Le Rebetiko est une musique née à la fin du 19e siècle dans les communautés grecques de l'Asie mineure. Il se propage ensuite dans toute la Grèce dans les années 20 pour crier la plainte d'un peuple pauvre en révolte contre l'injustice de son sort.

Le Rebetiko raconte les amours tristes des gens simples qui s'engagent politiquement contre la bourgeoisie grecque de l'époque. Dans le Rebetiko, on parle aussi de prison, de drogue, d'alcool, de la faim et des mauvaises récoltes.

C'est dans des tavernes où se mêlait l'Ouzo, le Retsina et le cannabis que les musiciens improvisaient ce qu'on appellera plus tard le blues Grec. Bouzouki, baglama, santouri et violon accompagnaient les chanteurs aux expressions plaintives. Dans le public, certains se levaient et commençaient à danser lentement devant l'estrade, de manière lancinante, comme pour exorciser leur misère .

Bambakaris, Kaldaras, Papaïoannou, Tsitsanis, Rita Abatzis, Rosa Eskenazi, Chiotis, Giorgos Zambetas, Georges Mitsakis, Papaionnou, Vamvakaris et Sotiria Bellou, sont parmi les auteurs qui ont marqué le plus le Rebetiko. "  (y'en a des tas d'autres, il faut piocher les noms qui vous inspirent le plus....)

(http://www.la-grece.com/dotclear/index.php?2006/08/30/41-le-rebetiko-la-plainte-sortie-du-coeur-des-grecs)

voir aussi :
http://perso.orange.fr/ilios/musique/rebetiko.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rebetiko
http://en.wikipedia.org/wiki/Rebetiko

Et j'ajoute qu'on trouve des centaines de morceaux de rebetiko sur LimeWire etc...

Bonne écoute


http://www.rodolpheraffalli.com/

Je vous propose d'écouter ceci :
http://dissidence.libre-octet.org/musique/Raffali%20-%2002.wma
(je ne sais pas si c'est très légal de mettre en ligne sa musique, mais Rodolphe ne m'en voudra pas : je lui fais une super pub!)


Z'avez écouté ?

Bon.

 
 Si vous n'avez pas déjà pris une claque en écoutant, vous me direz qu'il n'y a rien de fou, on a juste un violon qui joue ac deux guitares et une contre-basse.

Ouai. Mais nan.

Le violon, c'est pas un violon. C'est le meilleur son de violon que j'ai entendu en disque de ma vie. (Les autres c'est en concert.) La qualité du son est superbe (cf. la dernière fois où le violon reprend le thème, le son en lui même est...). Le potentiel (la tessiture : il va au bout du monde des aigus ce dingue) est surprenant. Quant à la maîtrise technique, je vous laisse réécouter le deuxième solo du violon, vous verrez qu'il tape une pointe qui nous emmène loin, le genre de pointe où on se dit en plus du "oua c’est beau" un ptit "ouaaaaaaaaaa putain c ouff qu'un humain produise ça!!!!!! "

 

Moi j’aime donc ce violon. Mais aussi, et bien sûr tout est lié, le ptit rythme bossa, léger, chaloupé, subtile...

Donc déjà c’est pas du manouche pur, jamais Django n'aurait pu imaginer ça. Donc c'est pas "tradi".

 

La guitare?

Bon son, c'est pas parfait, mais c’est pas grave, c'est d'autant plus charmant comme ça. J'aime surtout le phrasé qd il reprend plusieurs fois la même phrase. J'aime qd on me répète qqes mots dans l'oreille. (ex : à 1''29 et à 1''39 ou à 2''00)

Surtout, les solos exploitent à fond le rythme, les suspensions, hésitations, etc.

On peut aussi apprécier l'ouverture harmonique que propose la guitare, qui nous amène vers des couleurs jazz insolites, risquées (à la fin par exemple, il tente des dissidences harmoniques.)

 

Et tout simplement, le thème, la mélodie de base. C’est une mélodie magnifique ! Quand ils la rejouent à la fin (la guitare d'abord, le violon ensuite), tout simplement, après l’envolée du violon, ce retour à la simplicité de cette mélodie... là, jai un retour de flarmes.

 

Ptet que j'en fais trop sur ce titre ? bon daccord c'est ptet lié à moi, mais c'est qd même très beau, ça j'en suis sûr !

(Lire aussi la présentation de Jocho ici même.)



J'ai mis en ligne quelques enregistrements personnels de Joscho Stephan, que je trouve particulièrement... enfin vous verrez.
S'il y a des gens qui apprécient déjà Joscho, ils devraient être content de découvrir ces inédits. Il est encore plus sidérant en Live.

ça se trouve ici : http://dissidence.libre-octet.org/musique/


Ci-dessous des commentaires précis sur ces morceaux, que j'ai rédigé en réaction contre les attaques publiées sur manoucheries, forum où il fait bon ne pas m'aimer :) (ici)

En gros, ils disent que Joscho c'est qu'un con de technicien froid. Alors j'explique, preuves sonores à l'appui :


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Bon, je ne vous cache pas que je suis attristé par certaines réactions.

Je ne peux pas comprendre que vous disiez que Joscho c’est du sport à la guitare, après avoir écouté les morceaux que j’ai mis en ligne. Je ne vous parle pas de Swinging Strings, ni des shows sur You Tube.
Vraiment Ecoutez ce que j’ai mis, et jugez sur pièce. Dîtes moi ce qui vous insupporte dedans…

J’suis d’accord pour reconnaître qu’il enchaîne les plans tout faits et parfaits, et que s’il se limite à ça, il va devenir chiant. Mais sur les morceaux que je propose, justement, il fait d’autres choses.
Quand même, citer Mozart et Led Zep dans Nuages (d’une façon pas banale ou grossière) ! Et vous dîtes qu’il n’a pas d’idées, que c’est pas créatif…


Techniquement, il est meilleur que tout le monde. Alors c'est bon, plus la peine de parler de la technique. On va pas tergi-bloguer là-dessus, il terrasse tout. Et c'est justement ça qui est fort : c'est qu'il nous libère de tous les jugements sur la vitesse, la précision, etc. Puisqu'il est au dessus de tout sur ces questions tristement matérielles. Avec lui on sait qu'on s'en fou, à tel point que ça n'a plus de sens de dire "il joue vite". On peut dire ça, je sais pas, d'Angelo, ou de Moreno, tiens, là ça a du sens (parce que chez lui c'est esthétique). Mais Joscho, ça sert à rien de parler de sa technique, vu qu'elle transcende tout. Par son extrême facilité, il fait disparaître les contraintes matérielles, et nous permet d'oublier que ce n'est qu'une guitare et un humain, pour nous permettre de ressentir.
Son jeu extraordinaire dé-stresse justement, on a plus à se prendre la tête avec la technique chez lui...


J’avance des preuves. Je propose un exercice chiant, mais bon. Je relève dans les morceaux en ligne, quelques pépites. (Vous pouvez télécharger les morceaux en faisant « Fichier > Enregistrer Sous », et ainsi pouvoir écouter précisément les moments que je cite).


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Piste 15


3''02 et 3''18 (+ 4''), prises de risques harmoniques, non ?
J'entends pas ça partout (pas chez les derniers Romanes par exemple)

3''54..., travail sur le rythme, mini-décalage (retard de la note), effet d'attente captivant... feeling non-technique.

4''17 à 4''20 typique de la fougue légère et drôle de Joscho.

À partir. 4''34 (juste après ce truc incroyable), solo en accord, montée de pression, avec un groove exceptionnel à partir de 4''46, jusque la citation.

5''15 qualité du son bluesy.

5''35 Si ça c'est pas créer une sonorité de dingue, une tension acide sur ce morceau pépère, pour retomber sur une citation avec le son rock qu'il faut…




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Piste 13


Alors là, ceux qui disent qu'il n'y a pas de sensibilité chez Joscho, que ce n'est que de la technique froide, vraiment, vous n'avez pas de coeur... Déjà rien que pour la contre-basse, qui nous plante cette ambiance onirique.

Et Joscho, ce son, cette finesse dans l'entrée du morceau... c'est douceur... comment ne pas tomber amoureux ? (vers 50'' et jusque 1'' où il case une petite dissonance...) et puis 1''28
1''45 maîtrise du volume fort à chaque début de phrase

1''57 Vous sentez pas comme ça groove? 2'' Qui a un tel son blues sur une gratte manouche ?!

A partir de 3''10... D'accord c'est technique, mais c'est vraiment soumis à sa propre finesse et à son humour. Comme à 3''48.
3''52... un groove, un sens du rythme, comment ne pas bouger une partie de son corps en écoutant ça ?! Et il finit son solo avec une finesse...

Le bassiste n'est pas pour rien dans cet instant exceptionnel que j'ai vécu.
4''52 par exemple... c'est simple, mais...

07''51 Démiurgique. Après trois secondes comme ça, on peut plus tolérer les cons qui veulent jouer vite. Qu'ils arrêtent, ils n'approcheront pas Joscho pour qui ça, c'est secondaire (la vitesse et la technique ne structurent absolument pas ce morceau !).



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Piste 14


Alors là......... je ne vous comprends pas… Mais c’est pas possible ! Vous pouvez pas dire que c'est de la technique froide les mecs... s'il vous plait.... moi je pleure sur le début du thème.
Exactement ici : 00''40. ça c'est presque la seconde musicale la plus dingue de ma vie. A chaque fois que j'écoute ce slide... le son qui vient d'une profondeur… Mais merde, tous les autres jouent du manouche avec une acidité de ferrailleur. Et lui, il nous arrache un moelleux sur sa gratte, un médium... Quel touché les gars, sérieux...

D'ailleurs, je précise qu'il jouait sur une grande bouche, ce qui n'est pas pour rien dans ses couleurs plus Jazzy, plus chaudes. Il a un son rare si on le compare à l'aridité, aux sons secs et agressifs des autres (mais présentez moi des sons comme ça, et je pleurerais encore).

Il nous fait un morceau tout calme, tout gentil, plein de tendresse, de simplicité (ptet trop me direz vous, mais je préfère que vous attaquiez ça), de sensibilité. Et vous criez au sportif de la guitare... nan c'est salop je trouve...

ça lui ferait de la peine de voir que vous ne retenez que les conneries de You Tube sur lui. Les deux fois où je l'ai vu, c'était un mec tout humble, tout sensible, un peu bougre comme ça, mais qui dégage une aura de beauté au moment ou il commence à jouer ce morceau. Il irradiait, ce garçon...




Un peu le Satriani du blues, hélas, mais qd même un bonne claque, en live.

http://youtube.com/watch?v=PBgAfksivZo




A ceux qui veulent travailler ou surfer en musique et qui en ont marre de leur playlist, je propose cette petite radio :

http://broadcast.infomaniak.ch/radios/radiojazz_player.html


De la musique en continu, pas de pub ni d'info. C'est du Jazz, souvent de bonne qualité, tirant parfois vers le blues, en tout cas rien de trop moderne (pas de free jazz, etc.).

Une chose grave est à regretter : on ne peut connaître ni les titres ni les auteurs qu'on écoute!
Parfois c'est un drame...



Tant que la Justice d’Etat ne sera que violence, la violence du peuple ne sera que justice.

 

 

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